2017-2019 : UNE HISTOIRE URBAINE QUI SE CONFIRME

Hiver : Pendant plus de deux mois Normand et moi sommes en pleine discussions presque quotidienne afin de finaliser notre première version de liremaville.com.

11-12 janvier : Mise en ligne de notre article sur les photographies aériennes de la Fairfield Aerial Surveys. Un texte certes aride et trop technique mais qui permet dorénavant de décrire avec précision le cadre bâti montréalais d’il y a près de 100 ans.

16 janvier : Marjo organise un shower pour la naissance prochaine de Mila; elle a invité ses amis, la famille de même que Normand et Sandra.

31 janvier : C’est à mon tour de recevoir mes chums de bridge rue Chambord. Au menu, un poulet aux morilles dont l’ingrédient essentiel provient de mon fournisseur Yvon Gauthier et dont la recette est celle des Ribordy.

27 février : Naissance de notre troisième petite-fille, Mila.

La correspondance de Bernard avec Lionel Groulx est en ligne sur notre site Les écrits de Harry Bernard.

Mars : J’apprends que l’association des loisirs de Saint-Alphonse organise des après-midi de 500 dans un local de la ville de Montréal situé dans le parc du même nom. Après avoir communiqué avec le responsable Raymond Veers, je me rends sur place une première fois pour mesurer l’ambiance. Personne ou presque se prend au sérieux de sorte que j’y plais à renouer avec ce jeu de cartes sans doute le plus connu des familles canadiennes-françaises. L’âge moyen des joueurs et joueuses est certainement de plus de 75 ans de sorte que pour mes amis ils deviennent «mes petits vieux de Saint-Alphonse».

6 mars : Mise en ligne d’une première version de notre site liremaville.com. Grâce à Normand, le site est visuellement réussi et sera bonifié de nouvelles entrées sur une base régulière au cours des années suivantes.

25 mars : Je termine un texte qui présente les fiches d’embauche de la Lake Shore Gold Mines destiné à accompagner une proposition de don de mes archives minières.

26 mars-16 avril : C’est notre voyage au Japon dans un groupe organisé. Un pays propre, fermé sur lui-même et qui ne parle pour ainsi dire pas anglais. Ne pas pouvoir communiquer avec les gens, comme je le fais facilement à tous les jours, m’a déçu.

17 avril : Pierre Barrette de la revue Globe me soumet un court rapport d’évaluation pour mon article sur les spectacles de variété. En quelques jours j’ai revu le texte.

20 avril : Avec Normand je reprends du collier pour ajouter des articles à notre site liremaville.com.

21 avril : J’informe prématurément Benoit Chartier que mon article a été accepté par la revue Globe .

24 avril : Micheline et moi avons finalisé notre projet de voyage au Maroc pour fêter son 70e anniversaire de naissance, ce sera en banlieue de Rabat sur la côte.

26 avril : À la revue SCIENTIA , je soumets le compte rendu demandé de l’ouvrage de Stéphane Castonguay. Le gouvernement des ressources naturelles..

Début mai : Travaillant depuis déjà quelques semaines sur un texte portant sur les plans d’assurance incendie de la ville de Montréal, je découvre la richesse d’une source que je ne connaissais pas, moi qui suis pourtant urbaniste. À l’origine il se veut un autre outil sur notre site. Progressivement vient l’idée d’en faire un article pour le site Internet des archives de la ville de Montréal.

6 mai : Pierre Barrette m’annonce qu’il quitte la direction de la revue et que cette dernière est en difficulté, ayant perdu provisoirement sa subvention. Peut-être que mon article paraîtra à l’automne.

Fin mai : Toujours à peaufiner liremaville.com avec Normand.

12 juin : Soumission de notre article sur les plans d’assurance incendie à Mario Robert, du service des archives de la ville de Montréal.

Fin juin : Grâce à son club de lecture, Micheline a appris l’existence d’une visite littéraire du quartier Saint-Henri effectuée dans la perspective du roman Bonheur d’occasion de Gabriel Roy. Organisée par les Tours Kaléidoscope, la visite est commentée par un guide efficace. Je découvre une manière très originale de faire parler la ville qui me donne des idées.

Début juillet : Micheline termine les révisions et corrections de son roman.

4-9 juillet : Départ pour Val-d’Or avec Normand où nous allons au chalet de Jean-Guy et de Suzette. On pose une nouvelle porte extérieure et quelques sorties de pêche permettent à Normand de compter 5 dorés à son actif.

10 juillet : Je propose au Patro Le Prévost une conférence sur l’histoire du quartier Villeray. Ma proposition reste lettre morte pendant deux mois.

13 juillet : Micheline et moi avons ajouté une activité à nos loisirs, les puzzles. Le premier auquel on s’est attaqué est Le violoniste bleu de Chagall qu’on termine ce jour-là après six semaines de travail occasionnel.

21 juillet : Étienne rompt avec sa blonde qu’il fréquente depuis plus de deux ans.

24 juillet : Soumission à Bibliothèque et Archives Canada d’une proposition de dons de mes archives minières; elle comprend un formulaire et le long texte rédigé en mars qui se veut un guide de présentation et d’utilisation des 20 000 dossiers du personnel de la Lake Shore Gold Mines de Kirkland Lake que je compte leur donner.

Fin juillet-début août : Normand et moi finalisons la présentation de notre conférence sur l’histoire de Villeray du Patro.

Parallèlement, avec Micheline j’assiste à une autre visite guidée organisée par les Tours Kaléidoscope, celle du quartier Villeray. La visite nous fait découvrir un Villeray commercial rue De Castelnau que nous ne connaissions pas et me permet de me rendre compte que le Villeray que nous souhaitons présenter n’est pas couvert par cette visite.

12 août : Mariage de Nathalie et Louis-Philippe. Micheline, qui a filmé l’événement, a monté un film qu’on peut voir sur YouTube Pour l’occasion, j’ai préparé une courte intervention que j’ai lu à la foule. En voici le texte.

17-18 août : voyage à Ottawa chez André et Guillaume.

22 août : Micheline termine les corrections d’épreuves de son roman.

Mi-septembre : Fatigué des problèmes du serveur de la Laurentienne, je passe à gmail.com et je préviens mes correspondants les plus importants du changement.

Je renoue contact avec Le Patro Le Prévost qui accepte d’offrir notre conférence. Parallèlement, avec Normand on propose une visite commenté du quartier. J’apprivoise ainsi l’idée d’être guide touristique pour mon quartier.

26 septembre : J’ai demandé à Jacques, Jean-Marc (deux chums de bridge) et Claire, la blonde de Jacques de servir de cobayes pour une visite guidée du quartier Villeray que je désire animer. Ils me font de précieuses remarques qui me permettent d’ajuster le tir et de croire aux chances de succès d’un Guy Gaudreau, guide touristique du quartier Villeray .

Fin septembre : Louis-Philippe perd son emploi et se retrouve quelques semaines au chômage de sorte que sa sécurité financière m’inquiète, sans compter que je demande ce que fera de ses journées ce work alcoholic de fils.

7-21 octobre : Voyage au Maroc où une bonne partie de la famille est venue nous rendre visite. Je retiens mes marches quotidiennes obligées que je peux faire sur le bord de la plage située derrière la cour arrière de la villa que Micheline a loué pour célébrer son 70e anniversaire. Je retiens aussi ses longs trajets en bus urbain qui m’a permis de mieux saisir le quotidien des Marocains et Marocaines.

23 octobre : avec Normand on met la dernière main à notre conférence du Patro. Normand qui maîtrise parfaitement Power Point a fait un travail professionnel.

Au même moment L’association des Ainés de Villeray nous confirme qu’elle accueillera notre conférence sur Villeray qui cette fois aura lieu de jour à l’hiver 2018.

26 octobre : Une ancienne étudiante devenue directrice du Réseau du Patrimoine Franco-Ontarien me demande de faire partie du conseil d’administration. L’organisme à but non lucratif qui valorise le patrimoine franco-ontarien et favorise les connaissances historique me propose un mandat de deux ans. Réticent, je m’engage pour une année à la fois, n’étant pas certain d’y trouver ma vision de l’histoire en Ontario français.

27 octobre : Devant une maigre foule, Normand et moi livrons notre conférence intitulé «L’histoire du village de Villeray : des tailleurs de pierre à Kik Cola».

28 octobre : Dans un courriel envoyé à Normand je dresse le bilan de la veille en ces termes: «Quelle belle aventure que celle de Villeray! À deux, on forme une redoutable équipe et cela a été démontré hier soir. Je nous donne B+ pour notre performance. Dans mon jargon universitaire, c’est la note nécessaire pour accéder à la maîtrise. J’ai oublié quelques éléments que je m’étais pourtant juré de présenter (Villeray n’est pas seulement un village de tailleurs de pierre), j’ai mal expliqué en intro le poids du passé dans l’organisation urbaine contemporaine. Micheline me fera ce matin ses critiques et j’en prendrai bonne note et je te les communiquerai.»

17-18 novembre : Micheline a deux séances de signature au salon du livre de Montréal. Mon ami Michel, partenaire de nos journées de bridge, vient l’encourager en se procurant 3 exemplaires que Micheline dédicace. Son éditeur, Marc Haentjens l'invite au salon du livre de Paris au printemps prochain!

23 novembre : Étienne rencontre la femme de sa vie, Elisa Ruano Cea au Cacao, 70 rue Sainte-Catherine. Au fil des ans, il avait eu plusieurs blondes mais sans être pleinement satisfait de ses relations amoureuses et dont l’incapacité de trouver l’âme sœur avait fini par inquiéter ses parents.

Fin novembre : Je sonde le terrain d’abord auprès de mon ami Yvon Gauthier afin de proposer un dossier hommage à Gaétan Gervais qui se meurt physiquement du Parkinson à Sudbury et qui déjà a perdu tous ses moyens intellectuels. Un projet qui a reçu l’aval de la sœur de Gaétan et de sa famille. Cette idée m’est venue parce que je suis devenu membre du conseil d’administration du Réseau du Patrimoine Franco-Ontarien et que j’ai espoir de faire accepter le dossier par Samy Khalid, le rédacteur de la revue Le Chaînon publiée par le RPFO.

Début décembre : Je lis les articles publiés par Le Chaînon au cours des deux dernières années puisque j’ai accepté d’être un des membres du jury afin de récompenser le meilleur article. Lors des délibérations téléphoniques qui auront lieu plus tard, je me rends compte que celui qui finance la bourse est membre du jury. Cette manière de procéder me rend mal à l’aise, mais en tant que nouveau-venu je me tais en me promettant que si un jour un prix Guy-Gaudreau voit le jour de ne pas participer aux délibérations.

7 décembre : Dans un courriel à Normand, je lui mentionne que je veux être guide pour les Tours Kaélidoscope : «Tout cela m’amène à réfléchir sur ce que je ferai de tout ce travail sur Villeray. Ce qui me manque le plus depuis ma retraite c’est le contact avec des gens dans un rapport d’enseignement et je pense que je vais proposer à l’entreprise Tours Kaléidoscope de tenir quelques sorties l’an prochain sur Villeray, maintenant que notre travail d’éducation et de sensibilisation communautaire aura été fait.»

Noël : Marjolaine a invité la famille chez elle rue Parthenais. C’est la première fois qu’on ne se réunit pas rue Chambord. Micheline et moi avons accepté de passer le flambeau, car nous sommes malades et toussons beaucoup. Il n’y aura pas de photo de groupe cette année-là pour témoigner visuellement de l’évolution de la famille. Visionnant les films tournés pour l’occasion, je me rends compte que Micheline et moi portons un masque afin d’éviter de transmettre nos microbes. Prémotion peut être de cette COVID de merde qui frappera l’humanité en 2020.

30 décembre : Samy Khalid me donne le feu vert pour constituer un dossier hommage à Gaétan Gervais qui pourrait paraître à l’automne 2018. Le jour même j’écris à Jean-Pierre Pichette, le plus proche collaborateur de Gervais qui a accepté de rédiger un article sur le chercheur qu’il fut. Je lui transmets mon article rédigé à titre de collègue du département d’histoire.

31 décembre : Jean-Charles Cachon a accepté de se joindre à l’équipe chargé de rédiger quelques articles sur Gervais; il rédigera le texte qui décrit le militant de la cause franco-ontarienne.

2018

2 janvier : Je préviens mon ami et collègue de longue date Donald Dennie que la Revue d’histoire de l’Amérique française m’avait demandé de rédiger un compte rendu sur son livre. En toute amitié, je lui transmets, pour commentaire, mon compte rendu et mes critiques avant qu’il soit publié. Pas très orthodoxe… mais tant pis.

Début janvier : En tant que membre du comité de l’attribution du prix Michel-Prévost, je préviens les membres que je me sens en conflit d’intérêt pour certains textes. Parallèlement, je communique avec les auteurs du dossier sur Gaétan Gervais afin de concerter nos efforts et nos textes.

8 janvier : Un courriel avec Étienne m’indique qu’il apprivoise peu à peu l’idée qu’Elisa puisse être la femme qu’il cherche depuis tant d’années.

10 janvier : Après avoir soumis mon texte sur Gaétan Gervais à mon collègue Pierre Cameron, je conviens avec lui que je devrais revoir un paragraphe qui démontrait que l’homme n’était pas sans défaut car en se montrant critique « envers l'homme, nos louanges devenaient ainsi plus crédibles. Mais je retiens, lui dis-je dans mon courriel, que cela pouvait paraître étrange, aussi ai-je atténué mes propos pour dire ceci : Ayant de succès auprès de la clientèle étudiante, je me suis demandé s’il en avait éprouvé quelques frustrations, lui qui, avant mon arrivée, occupait seul tout le champ de l’histoire canadienne? Or rien ne me permet de penser que ce fut le cas.»

Mi-janvier : Micheline et moi avons décidé de retourner en France au printemps et la destination choisie est La Rochelle. Puisqu’on louera une autre Citroën, on communique avec Guénola et Renée afin de planifier au cours du voyage deux visites : une à Avranches et l’autre dans les Landes.

21 janvier : À ma cousine Nicole je lui fais part dans un courriel que, se faisant vieux, Micheline et moi avons «décidé que je ne pelleterais plus de l’hiver (le stationnement-arrière et la ruelle) et que nous avons remisé la voiture dans un garage que nous louons à l’année. C’est fou comme l’hiver est agréable quand on a plus à en subir les désagréments. Reste à Micheline à apprendre à se priver de voiture l’hiver».

23 janvier : Les consignes provenant de Bibliothèque et Archives Canada au sujet des fiches d’embauche et de service de la Lake Shore, que je compte donner, nous oblige Micheline et moi à reclasser en un seul ensemble toutes les fiches par ordre alphabétique. On prendra une semaine pour effectuer ce classement de 10 000 travailleurs. Par ailleurs, il sera convenu avec eux que je devrai effectuer deux dons, l’un portant sur ces fiches et l’autre sur les livres de paie d’une autre compagnie minière la Wright Hargreaves.

6 février : Normand et moi redonnons notre conférence sur l’histoire de Villeray au Centre des aînés de Villeray devant un beau public d’une vingtaine de personnes. Cette fois, nous sommes pleinement satisfaits.

10 Février : Concentrant toujours mes recherches en histoire urbaine, je m’initie à deux sources nouvelles pour moi, soit le Registre foncier du Québec en ligne (qui renferme notamment toutes les transactions foncières de tous les lots du Québec depuis leur lotissement) et la revue économique Le Prix Courant également en ligne. Dans un courriel à Normand je lui fais part de mes découvertes autodidactes qui vont s’avérer décisives. «Je n’aurai bien sûr aucun problème à te montrer comment faire des recherches dans les registres fonciers. Je pourrais aussi te montrer une nouvelle source -gratuite celle-là et que je viens juste de découvrir-, soit la revue Le Prix Courant qui publie à chaque semaine les transactions immobilières à Montréal et les environs… [Je] ne peux pas dire encore dans quelle mesure la source est exhaustive, mais compte tenu de la taille réduite du territoire que j’examine ça vaut le coup d’essayer. Le coût de l’achat du ou des lots bien identifiés (à cette époque ce sont presque tous des lots vacants), les noms de l’acheteur et le vendeur de même que le numéro d’enregistrement de l’acte y figurent. J’y ai vu un beau potentiel pour ton examen de Rosemont. Je t’en dirai plus quand j’aurai davantage avancé.»

25 février : Ayant rencontré Ivan Drouin des Tours Kaléidoscope pour lui présenter mon projet de visite du Vieux-Villeray et après avoir obtenu le feu vert, je lui transmets un plan détaillé du parcours et des différents arrêts planifiés.

1er mars : Robert Comeau, nouvellement président de la Société historique de Montréal me demande de m’impliquer dans la Société. J’accepte y voyant là l’occasion de rencontrer des amateurs d’histoire et de peut-être proposer notre conférence sur Villeray.

7 mars-7avril : Départ vers Nantes puis La Rochelle dont la célèbre entrée du port est ici représentée avec cette toile de Paul Signac peinte en 1921. Ce voyage a lui aussi fait l’objet d’un récit. Avec du recul, c’est le premier voyage où on a connu des problèmes de santé majeurs, bien qu’ils ne soient pas rapportés dans ce récit. À plusieurs reprises Micheline s’est, en effet, montrée incapable de marcher longtemps, ayant de grande faiblesse dans les jambes. Heureusement que nous avions la Citroën!

23 mars : Un courriel de Marthe Brown, archiviste à l’Université Laurentienne, m’informe que le comité des archives a décliné mon offre de don que je leur avais transmis et qui concernait le reste de mon fonds d’archives, soit une dizaine de boîtes. Déçu, je devrai chercher une autre institution.

16 avril : La revue Mens m’envoie le rapport d’évaluation de mon article sur les spectacles de variété. Ce n’est jamais facile d’affronter les critiques des autres. Un exercice nécessaire d’humilité, même si mon article a été accepté mais avec des corrections majeures. Rédigé il y a quelques années, ce texte sera éventuellement publié alors que mes intérêts sont ailleurs.

Fin avril : Normand et moi faisons un voyage éclair à Val-d’Or afin de rendre visite à Lucienne qui est mourante à l’hôpital.

12 mai : Ma première visite guidée du Vieux-Villeray et des travailleurs des carrières. J’en ferai une demi-douzaine au cours de la saison. Une participante, Silvie Lafrenière, me propose de me faire parvenir une photo de son arrière-grand-père tailleur de pierre qu'elle m'autorise ensuite à reproduire.

Quel plaisir de donner l'équivalent d'un cours à des gens intéressés sans avoir besoin de corriger leurs travaux! Sans doute trop idéaliste, je refuse d’être rémunéré, tellement l’exercice me comble. Ce sera d’ailleurs le cas pendant quelques années.

13-14 mai : La famille nous a demandé, Normand et moi, d’être porteurs lors des funérailles de Lucienne. Pour lui et moi, l’expérience est nouvelle et nous permet de revoir une famille endeuillée. Micheline monte avec nous tandis que Louis-Philippe, Nathalie et Justine feront aussi le voyage de leur côté.

Fin mai : Jean-Guy, le chum de Suzette est transféré à l’hôpital du Sacré-Cœur à Montréal, souffrant d’une vasculite qui le laissera aux soins intensifs pendant plusieurs semaines.

Juin : Notre site liremaville.com est toujours en construction. On ne cesse d’y ajouter des outils qui permettront aux historiens amateurs de se familiariser avec des sources en histoire urbaine. En juin, je travaille sur une première version d’une présentation des Registres fonciers que Normand va commenter et bonifier.

30 juin : Étienne emménage avec Elisa dans un appartement loué. La famille compte dorénavant un nouveau membre et le couple veut des enfants : j’en suis très heureux! Une des conséquences est que je reprends la table de cuisine prêtée à Étienne depuis des années et qui est devenue superflue. Cette table, qui me permettra de réaménager mon bureau rue Chambord, est imprégnée de beaux souvenirs sudburois, soit de beaux et très arrosés soupers avec des amis et de fructueuses rencontres avec des étudiants et étudiantes.

Début juillet : Bibliothèque nationale du Québec, section Abitibi-Témiscamingue m’informe qu’il pourrait, à première vue, accueillir mon fonds d’archives. Dans un courriel du 10 juillet, je réponds :« Votre suggestion de créer le fonds Guy-Gaudreau à votre institution m’a plu immédiatement. Moi qui, il y a 2 ans, ai fait inscrire déjà mon nom sur la pierre tombale familiale des Gaudreau du cimetière de Val-d’Or, ne peut qu’être favorable à cette idée.» Malheureusement les prochaines semaines verront ce projet avorté car j’ai refusé qu’on ne prenne qu’une petite partie de mes archives.

23 juillet : Le dossier complet de l’hommage à Gaétan Gervais est transmis au Chaînon. Plus de 6 mois de travail à temps partiel et surtout beaucoup d’effort de concertation pour que 4 auteurs harmonisent leurs propos.

3-10 août : Un beau voyage en bateau jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine avec Jean-Claude et Alexandre. Un voyage qui me ramène 43 ans en arrière alors que je visitais avec Suzanne ces Îles, dotées à l’époque d’aucune infrastructure touristique mais riches d’une nature que Normand nous avait fait apprécier.

23 août : Etienne et Elisa viennent nous rendre visite. Cette fois, j’ai le temps de prendre des photos pour la postérité.

Fin août : À mon grand étonnement, Micheline a accepté l’invitation de notre ami Yvon Gauthier pour un court voyage à Sudbury. Un trajet qu’on a fait ensemble plus d’une cinquantaine de fois. Sur place une visite de la Laurentienne nous a montré un autre campus beaucoup plus austère et déserté. Voir Gaétan aussi malade dans sa chaise au Manoir des Pionniers me hante encore tellement j’ai vu une fin de vie que je ne souhaite à personne. Lorsque je lui ai montré les photos qui feront partie du dossier que nous lui consacrons, je ne parviens pas à savoir vraiment s’il a compris et apprécié. Mais heureusement Yvon, qu’on voit ici, avait organisé un souper où d’anciens collègues et amis sont venus dont Donald, Normand Renaud et Stéphane Gauthier. Ces heures de plaisir ont en quelque sorte effacé nos sentiments d’amertume et d’une grande tristesse.

Mi-septembre : Pour l’anniversaire de Nathalie, nous avons organisé une petite fête à la maison. Lorsque ma petite-fille Justine remet à sa mère une carte d’anniversaire et que Nathalie la lit devant nous, je saisis avec ma caméra l’émotion d’une mère attendrie.

25 septembre : Départ pour Paris avec ce troisième voyage de l’année. Un voyage au cours duquel Micheline n’a pas véritablement souffert de problème de jambes et qui méritait bien un ego-portrait.

20 octobre : Mon collègue Gaétan Gervais décède à l’âge de 74 ans. Peu de temps avant son décès, sa sœur Joanne lui a fait la lecture du dossier que nous lui avons consacré dans Le Chaînon. Je lui devais bien ça, moi qui ai fait carrière à la Laurentienne un peu grâce à lui. Cela dit, la revue est lancée quelques jours plus tard à Toronto en l’absence des auteurs.

17 novembre : Micheline et moi se rendons au musée de la Pointe-à-Callière assister à une conférence sur l’histoire du village de De Lorimier par Amélie Roy-Bergeron. Une présentation réussie, comme je le mentionne à la conférencière le lendemain. J’y suis allé principalement pour comparer avec notre matériel sur Villeray mais aussi pour apprivoiser les lieux et les défis techniques que vont représenter cette salle étroite, quand ce sera notre tour l’hiver prochain . En effet, j’apprends sur place par Dany Fougères organisateur de la série de conférence, que ce sera notre tour en février (avec une date qui sera déterminée en décembre).

La conférence m’amène à revoir le format du matériel qui sera présenté sur un écran de téléviseur plutôt carré. Je constate également qu’il nous manque du matériel mais qu’il faut aussi alléger nos propos afin de tenir compte du public.

La semaine suivante Normand me fait part qu’il ne se sent pas à l’aise d’affronter un public d’historiens, lui qui est géographe de formation. On convient ensemble que ce sera une conférence qu’on signe et qu’on prépare à deux mais que je pourrais livrer seul, s’il le souhaitait le moment venu.

Début décembre : Le succès de mes visites du Vieux-Villeray m’amène à croire à la possibilité de fonder une société d’histoire dans le quartier dont je pourrais être l’animateur. Je demande à Ivan Drouin des Tours Kaléidoscope qu’il rejoigne par courriel toutes les personnes qui ont fait la visite afin de voir si certaines voudraient se réunir pour en discuter.

23 décembre: Marjolaine reçoit toute la famille ce soir-là et une magnifique photo est prise de tout le groupe. Deux jours plus tard, je jouerai le rôle du père Noël dans un chalet appartenant à la famille de Maxime.

29 décembre: Un courriel à Donald résume fort bien mon état d’esprit et mes dernières années : «Je me suis trouvé une nouvelle passion: après l'histoire forestière, minière, ethnomycologique et culturelle, j'ajoute l'histoire urbaine à ma palette!»

31 décembre: Nous ne serons pas avec André et Guillaume pour fêter le Nouvel An. Étienne fera la grande demande ce soir-là devant ses parents et ceux de sa blonde et des amis. Je transmets mes bons vœux à nos amis d’Ottawa avec quelques mots : «Ce soir on se rend chez Étienne et Elisa en transport en commun. C’est donc à minuit qu’Étienne offre à sa blonde une bague de fiançailles. Le beau-père a déjà dit oui. Et Micheline a travaillé deux jours à composer un film de 8 minutes à partir de photos d’elle et du couple envoyées par Étienne. Je vous souhaite une magnifique année 2019. De la santé pour commencer (souhaitez-en à Micheline car fibromyalgie et arthrose l’handicapent au point d’avoir recours à une canne). Des réussites, des rêves à profusion et la paix de l’âme».

2019

2 janvier : je demande sans succès à la responsable du Registre foncier du Québec en ligne une réduction sur les frais de téléchargement en raison de mes motivations de recherche historique. Les frais habituels de 1$ par téléchargement d’enregistrement d’un acte de vente représentent quand même une belle somme puisque j’envisage de mettre la main sur plus de 2 000 enregistrements.

3 janvier: Des 5 personnes qui s’étaient montrées intéressées à la formation d’un groupe d’histoire de Villeray en décembre, 2 d’entre elles m’annoncent qu’elles se retirent ce jour-là. Deux semaines plus tôt, mon trop grand enthousiasme s’était traduit par des envois de nombreux documents historiques relatifs à Villeray (comme les recensements canadiens de 1901, 1911 et 1921). Cela leur avait fait peur. Je n’avais pas compris alors que j’avais placé la barre bien trop haute et qu’il aurait fallu plutôt les laisser exprimer leur champ d’intérêts puis ensuite les guider peu à peu dans les différentes sources disponibles qu’elles auraient pu consulter sur le web. Peu de temps après, le groupe est réduit à 2 personnes avec qui je tiendrai une douzaine de réunions et de visites sur le terrain tout au long de l’année. En raison d’une membriété initiale trop faible que je ne suis pas parvenu à grossir, cette aventure se terminera un an plus tard. Moi qui pourtant se pensais un bon pédagogue, j’en ai conclu après quelques mois ne pas avoir ce qu’il faut pour être animateur d’une société historique.

16 janvier: Devant le refus de la responsable du Registre foncier de réduire le tarif pour les téléchargements, j’entreprends à temps perdu la rédaction d’une autre demande de subvention à l’Université Laurentienne.

Début janvier au 15 février: Intense préparation de notre conférence avec Normand qui travaille entre autres sur notre présentation visuelle avec Power Point que je ne maîtrise absolument pas. De nombreux courriels presque quotidiens attestent de changements et d’ajustements apportés tant sur le plan de la forme que du fond.

Au cours de ces 6 semaines, je poursuis les recherches afin de mieux comprendre les enjeux et ne pas être pris au dépourvu lorsqu’on sera devant le public et quelques spécialistes de l’histoire de Montréal. Je découvre alors les archives notariales en ligne sur le site de la BAnQ. Coup de chance, le notaire, qui était actif dans un des secteurs de Villeray qu’on examine, a légué son greffe maintenant accessible et numérisé. Je fais alors des découvertes capitales autour du phénomène des promesses de vente qui avaient été jusqu’alors ignorées par les historiens.

28 janvier: Je mentionne à Normand que «je retourne dans les archives du notaire Lamarche afin de pouvoir dire moins de bêtises le 16 février.»

1erfévrier : J’ai demandé à ma petite-fille Justine de m’aider à l’enrichissement de guygaudreau.com. Elle a accepté de m’aider à transcrire une partie de mon journal personnel. Je lui donne des sous pour son travail et en même temps je l’initie au fonctionnement de mon site web. Elle viendra passer la journée à la maison lors de sa prochaine journée pédagogique le 22 février.

16 février : Invités par la Société d’histoire de Montréal, Normand et moi donnons notre conférence au musée de la Pointe-à-Callière devant une trentaine de personnes. Deux jours plus tôt nous étions sur place afin de tester la technique et nous assurer que nos images étaient bien adaptées à une salle dont la configuration est faite sur le long.

Le lendemain, j’écris à Normand que je suis bien content de notre succès de la veille. «UN GROS MERCI D’AVOIR ACCEPTÉ CE DÉFI. Robert Comeau et Danny Fougères m’ont dit qu’ils nous avaient trouvé très professionnels et que nos propos amenaient ailleurs la réflexion. Je pense que notre entrée dans le cercle des historiens et amateurs d’histoire montréalaise est un franc succès. On nous prendra dorénavant au sérieux. Et tant mieux si on se met à fréquenter davantage notre site liremaville.com».

26 février : Je reçois de Bibliothèque et Archives Canada l’évaluation de mes archives minières données l’année précédente : la partie relative à la Lake Shore Gold Mines est estimée à 25 000 $. Je suis déçu car j’estimais qu’elle en valait le double. Plus tard, je recevrai une évaluation de 1 600 $ pour l’autre partie de mes archives qui porte sur la société minière Wright-Hargreaves.

17 mars : Soumission d’une demande de subvention à l’Université Laurentienne ; elle s’avèrera être ma dernière puisque la Laurentienne déclare faillite deux ans plus tard.

23 mars-12avril : Voyage à Madrid, relaté longuement dans une autre section de ce site. Comme le voyage à Paris de l’automne précédent, Normand et Sandra sont venus nous rendre une belle visite pendant une semaine.

31 mars : Depuis Madrid, j’écris à Raymond McNeil dont je suis parvenu à retrouver l’adresse courriel. Ayant reçu de lui, 6 semaines auparavant, son dernier livre sur les champignons du Québec je le remercie en ces termes : «Chapeau pour ton ouvrage mon cher Raymond! J’espère que ce n’est pas un livre testamentaire. En tout cas, je le conserverai précieusement. Si j’ai donné la plupart de mes livres de mycologie à François et à leur club, celui-ci, je le garderai jusqu’à ma maison de retraite.». Quelques jours plus tard, j’apprends d’autres collègues du Cercle des Mycologues de Montréal que Raymond est mourant et qu’il n’a probablement jamais pris connaissance de mon courriel. Un an plus tard, je me servirai presque à tous les livres ce livre testamentaire d’un grand mycologue et d’un chic type.

17 avril : J’assiste avec Normand à une conférence d'Yves Desjardins sur les travailleurs des carrières de Côte Saint-Louis qu’on appelle à l’époque les Pieds-Noirs. La conférence est très réussie et me permet de comprendre que mes recherches sur les carrières de Villeray défrichent un terrain encore peu exploré.

9 mai : Ma demande de subvention est accordée. Dès le lendemain je commence les téléchargements de nombreux documents fonciers de Villeray, tandis que Normand en fait autant pour Rosemont.

10 mai : Le succès de notre conférence de février et les propos de Desjardins sur les Pieds-Noirs tenus un mois plus tôt nous incitent Normand et moi à proposer une autre conférence qui porterait sur les tailleurs de pierre et les travailleurs des carrières,

12 mai : Naissance de Noah, mon 4e petit-enfant et 1er petit-fils. Deux semaines plus tôt ma fille Marjolaine a fait parvenir à la famille une jolie photo de Mila et d’elle, alors qu'elle est bien enceinte!

1er juin : Micheline finalise un dossier pour la mise sur pied de son fonds d’archives. La première institution où elle proposera de donner ses archives est Bibliothèque et Archives Canada. À l’automne, elle recevra une réponse négative, mais on lui suggérera de les offrir au Centre de Recherche en Civilisation Canadienne-Française de l’Université d’Ottawa.

Le même jour, j’assiste à l’assemblée annuelle de la Société d’histoire de Montréal. J’y revois avec plaisir un de mes directeurs de thèse de doctorat, Paul-André Linteau.

4-16 juin : voyage sur la Baltique. Pendant ce voyage, quelque peu décevant en raison d’un tourisme de masse étouffant, je prends une jolie photo de ma blonde sur la passerelle du bateau.

Mi-juin : Micheline qui souffre de plus en plus de faiblesse dans les jambes et qui s’est même privée d’une journée de visite à Saint-Petersbourg, est maintenant convaincue qu’elle doit s’équiper d’une chaise roulante électrique afin de mieux se déplacer dans le quartier. Elle déboursera près de 4 000% pour s’en procurer une, pliante et pouvant être amenée en voyage.

10 juillet : Micheline reçoit son bolide électrique. Rue Chambord, on la plie après chaque usage et la laisse dans l’entrée afin de m’éviter des efforts; je commence à me faire vieux pour me taper 55 livres à monter et à descendre dans l’escalier. L’idée d’un éventuel déménagement commence à germer.

15-20 juillet : Un autre beau voyage à Val-d’Or avec Normand. On posera un plancher de bois flottant dans la cuisine et le salon tout en allant taquiner le doré.

24 juillet : Je suis arrière-grand-père!! Ma petite-fille Camille a donné naissance à un fils nommé Matteo Gaudreau. En l’appelant ainsi elle me fait un immense cadeau, soit d’assurer la descendance des Gaudreau. Pendant sa grossesse quelques examens médicaux ont fait craindre le pire sur la santé de l’enfant. Or, la naissance d’un enfant en santé et bien constitué a rapidement effacé nos craintes.

12 août : Je communique par téléphone avec Alain Simard, le producteur de spectacles car j’ai appris que sa famille résidait dans La Pointe de Letang, une partie du Vieux-Villeray que j’aime bien faire découvrir à celles et ceux qui assistent à mes visites guidées pour Kaléidoscope. Peu de temps après, je le rencontre dans à son bureau de Spectra. Ayant fait beaucoup de recherche sur son arrière-grand-père Philorum Simard, je pense avoir piqué sa curiosité. D’emblée ce personnage très connu de la vie artistique montréalaise se montre très ouvert et accueillant. Il est même d’accord pour me prêter des documents familiaux qu’il compte prochainement déposer dans son fonds d’archives à la BAnQ. En échange, je lui transmettrai plusieurs documents légaux dénichés dans le registre foncier du Québec.

16 août : Micheline et moi sommes arrivés au même constat : il faut quitter Chambord pour éviter les marches d’escalier et faciliter l’utilisation de la chaise roulante. On se met à chercher un appartement avec ascenseur et garage intérieur. Après quelques décevantes visites d’appartements dans le quartier, on signe ce jour-là un bail à la résidence ORA, rue Jacques-Casault avec prise de possession le 2 décembre. Reste ensuite à trouver un agent d’immeuble.

Début septembre : Mise en vente de notre condo rue Chambord. Notre agent d’immeuble Maxime Tardif (Royal Lepage) fait prendre des photos de l’appartement qui mettent notre petit condo sous son plus beau jour.

6 septembre : Chambord est vendu. Nous recevons 4 offres d’achat ce jour-là en surenchère et nous préférons celle qui accepte un achat sans garantie légale, quitte à perdre une bonne dizaine de milliers de dollars. Maxime a fait un excellent boulot et mérite pleinement sa commission.

26 septembre : En s’appuyant notamment sur les documents prêtés par Alain Simard, je termine une note de recherche sur les promesses de vente dans le Vieux-Villeray que je soumets à Harold Bérubé de la Revue d’histoire urbaine.

12 octobre : Micheline et moi sommes aux premières loges lors du mariage d’Elisa et Étienne, car ma blonde fait office de célébrante. Je ne me rends pas compte alors que mes verres fumés foncent à la lumière du jour, ce qui me donne sur les photos officielles prises à l’extérieur un air de vedette que je déteste souverainement.

Comme lors du discours prononcé à la suite de mon prix d’excellence en enseignement en 1997 j’adopte un ton beaucoup trop sérieux lorsque je dis quelques mots en tant que père du marié. L’occasion était à la fête et non à donner des leçons. Une photo prise à ce moment-là me le rappellera toujours.

20 octobre; Très malade, j’assume péniblement ma partie de conférence sur les tailleurs de pierre à la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie. Je dois même quitter au début de la période de questions et avant que Normand invite les participants à l’extérieur de l’église Saint-Esprit où il commente les pierres composant le bâtiment. Si j’en juge par le fait qu’Yves Desjardins, présent lors la présentation, nous a demandé de la redonner dans le Mile End le printemps prochain, je peux dire qu’elle a été réussie.

Début novembre : Normand et moi continuons à développer notre site liremaville.com. Ayant consacré beaucoup de temps à compléter la collecte d’actes notariés relatifs au Vieux-Rosemont, Normand termine un outil consacré aux archives notariales à partir d’un acte de vente de 1908 qu’il explique et décortique.

29novembre :La vente officielle du condo devant notaire.

Début décembre : Elisa et Étienne nous apprennent qu’ils attendent un enfant pour l’été prochain. Je ne demande pas mieux qu’être grand-père à nouveau.

2 décembre : Après une vingtaine d’années rue Chambord nous déménageons au 1500 Jacques-Casault appartement 829, soit à un peu plus de 1 kilomètre de notre condo, juste au nord de la Métropolitaine. Techniquement nous ne vivons plus dans Villeray mais dans Ahuntsic. L’immeuble est neuf et a commencé à accueillir des locataires en avril. Nous sommes les premiers occupants d’un logement qu’on trouve très éclairé.

8 décembre: Je donne un coup de main à Micheline afin de rédiger une description détaillée de son fonds d’archives composé de 5 boîtes bien remplies. Elle fait parvenir cette journée-là le formulaire prévu à cette fin au Centre de Recherche en Civilisation Canadienne-Française.

19 décembre : La Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie a accepté la proposition que Normand et moi leur avons faite de livrer une autre conférence sur l’histoire de Rosemont de 1903 à 1911. La date retenue est celle du 24 mai 2020.

22 décembre : Marjolaine et Maxime reçoivent la famille pour le temps des Fêtes. La photo habituelle est alors prise.

23 décembre : Micheline et moi découvrons le plaisir de suivre la course du soleil depuis notre salon. L’orientation de notre appartement et son emplacement au 8e étage permettent de le voir se lever et de constater qu’au solstice d’hiver il se lève près de l’hôpital Jean-Talon. Une photographie prise le 23 décembre illustre ce spectacle quotidien qu’on suivra toute l’année. On prend alors conscience que nous renouons avec les hommes du néolithique qui très rapidement ont observé de manière régulière l’emplacement du lever du soleil.

24 décembre : Nous montons au chalet de la famille de Maxime pour fêter Noël alors que je ferai office de Père Noël pour les jeunes enfants.

31 décembre : Le réveillon se fait chez Elisa et Étienne encore cette année. Pour finir l’année, je termine sur une jolie peinture de Tamara de Lempicka intitulée L’écharpe bleue et peinte en 1930. C’est lors d’une exposition qui lui était consacrée à Madrid au printemps 2019 que j’ai été frappé par cette représentation moderne de la femme.