2017 : UNE HISTOIRE URBAINE QUI SE CONFIRME

Hiver : Pendant plus de deux mois Normand et moi sommes en pleine discussions presque quotidienne afin de finaliser notre première version de liremaville.com.

11-12 janvier : Mise en ligne de notre article sur les photographies aériennes de la Fairfield Aerial Surveys. Un texte certes aride et trop technique mais qui permet dorénavant de décrire avec précision le cadre bâti montréalais d’il y a près de 100 ans.

16 janvier : Marjo organise un shower pour la naissance prochaine de Mila; elle a invité ses amis, la famille de même que Normand et Sandra.

31 janvier : C’est à mon tour de recevoir mes chums de bridge rue Chambord. Au menu, un poulet aux morilles dont l’ingrédient essentiel provient de mon fournisseur Yvon Gauthier et dont la recette est celle des Ribordy.

27 février : Naissance de notre troisième petite-fille, Mila.

La correspondance de Bernard avec Lionel Groulx est en ligne sur notre site Les écrits de Harry Bernard.

Mars : J’apprends que l’association des loisirs de Saint-Alphonse organise des après-midi de 500 dans un local de la ville de Montréal situé dans le parc du même nom. Après avoir communiqué avec le responsable Raymond Veers, je me rends sur place une première fois pour mesurer l’ambiance. Personne ou presque se prend au sérieux de sorte que j’y plais à renouer avec ce jeu de cartes sans doute le plus connu des familles canadiennes-françaises. L’âge moyen des joueurs et joueuses est certainement de plus de 75 ans de sorte que pour mes amis ils deviennent «mes petits vieux de Saint-Alphonse».

6 mars : mise en ligne d’une première version de notre site liremaville.com. Grâce à Normand, le site est visuellement réussi et sera bonifié de nouvelles entrées sur une base régulière au cours des années suivantes.

25 mars : Je termine un texte qui présente les fiches d’embauche de la Lake Shore Gold Mines destiné à accompagner une proposition de don de mes archives minières.

26 mars-16 avril : C’est notre voyage au Japon dans un groupe organisé. Un pays propre, fermé sur lui-même et qui ne parle pour ainsi dire pas anglais. Ne pas pouvoir communiquer avec les gens, comme je le fais facilement à tous les jours, m’a déçu.

17 avril : Pierre Barrette de la revue Globe me soumet un court rapport d’évaluation pour mon article sur les spectacles de variété. En quelques jours j’ai revu le texte.

20 avril : Avec Normand je reprends du collier pour ajouter des articles à notre site liremaville.com.

21 avril : J’informe prématurément Benoit Chartier que mon article a été accepté par la revue Globe .

24 avril : Micheline et moi avons finalisé notre projet de voyage au Maroc pour fêter son 70e anniversaire de naissance, ce sera en banlieue de Rabat sur la côte.

26 avril : À la revue SCIENTIA , je soumets le compte rendu demandé de l’ouvrage de Stéphane Castonguay. Le gouvernement des ressources naturelles..

Début mai : Travaillant depuis déjà quelques semaines sur un texte portant sur les plans d’assurance incendie de la ville de Montréal, je découvre la richesse d’une source que je ne connaissais pas, moi qui suis pourtant urbaniste. À l’origine il se veut un autre outil sur notre site. Progressivement vient l’idée d’en faire un article pour le site Internet des archives de la ville de Montréal.

6 mai : Pierre Barrette m’annonce qu’il quitte la direction de la revue et que cette dernière est en difficulté, ayant perdu provisoirement sa subvention. Peut-être que mon article paraîtra à l’automne.

Fin mai : Toujours à peaufiner liremaville.com avec Normand.

12 juin : Soumission de notre article sur les plans d’assurance incendie à Mario Robert, du service des archives de la ville de Montréal.

Fin juin : Grâce à son club de lecture, Micheline a appris l’existence d’une visite littéraire du quartier Saint-Henri effectuée dans la perspective du roman Bonheur d’occasion de Gabriel Roy. Organisée par les Tours Kaléidoscope, la visite est commentée par un guide efficace. Je découvre une manière très originale de faire parler la ville qui me donne des idées.

Début juillet : Micheline termine les révisions et corrections de son roman.

4-9 juillet : Départ pour Val-d’Or avec Normand où nous allons au chalet de Jean-Guy et de Suzette. On pose une nouvelle porte extérieure et quelques sorties de pêche permettent à Normand de compter 5 dorés à son actif.

10 juillet : Je propose au Patro Le Prévost une conférence sur l’histoire du quartier Villeray. Ma proposition reste lettre morte pendant deux mois.

13 juillet : Micheline et moi avons ajouté une activité à nos loisirs, les puzzles. Le premier auquel on s’est attaqué est Le violoniste bleu de Chagall qu’on termine ce jour-là après six semaines de travail occasionnel.

21 juillet : Étienne rompt avec sa blonde qu’il fréquente depuis plus de deux ans.

24 juillet : Soumission à Bibliothèque et Archives Canada d’une proposition de dons de mes archives minières; elle comprend un formulaire et le long texte rédigé en mars qui se veut un guide de présentation et d’utilisation des 20 000 dossiers du personnel de la Lake Shore Gold Mines de Kirkland Lake que je compte leur donner.

Fin juillet-début août : Normand et moi finalisons la présentation de notre conférence sur l’histoire de Villeray du Patro.

Parallèlement, avec Micheline j’assiste à une autre visite guidée organisée par les Tours Kaléidoscope, celle du quartier Villeray. La visite nous fait découvrir un Villeray commercial rue De Castelnau que nous ne connaissions pas et me permet de me rendre compte que le Villeray que nous souhaitons présenter n’est pas couvert par cette visite.

12 août 2017 : Mariage de Nathalie et Louis-Philippe. Micheline, qui a filmé l’événement, a monté un film qu’on peut voir sur YouTube Pour l’occasion, j’ai préparé une courte intervention que j’ai lu à la foule. En voici le texte.

17-18 août : voyage à Ottawa chez André et Guillaume.

22 août : Micheline termine les corrections d’épreuves de son roman.

Mi-septembre : Fatigué des problèmes du serveur de la Laurentienne, je passe à gmail.com et je préviens mes correspondants les plus importants du changement.

Je renoue contact avec Le Patro Le Prévost qui accepte d’offrir notre conférence. Parallèlement, avec Normand on propose une visite commenté du quartier. J’apprivoise ainsi l’idée d’être guide touristique pour mon quartier.

26 septembre : J’ai demandé à Jacques, Jean-Marc (deux chums de bridge) et Claire, la blonde de Jacques de servir de cobayes pour une visite guidée du quartier Villeray que je désire animer. Ils me font de précieuses remarques qui me permettent d’ajuster le tir et de croire aux chances de succès d’un Guy Gaudreau, guide touristique du quartier Villeray qui se veut bénévole à cette époque.

Fin septembre : Louis-Philippe perd son emploi et se retrouve quelques semaines au chômage de sorte que sa sécurité financière m’inquiète, sans compter que je demande ce que fera de ses journées ce work alcoholic de fils.

7-21 octobre : Voyage au Maroc où une bonne partie de la famille est venue nous rendre visite. Je retiens mes marches quotidiennes obligées que je peux faire sur le bord de la plage située derrière la cour arrière de la villa que Micheline a loué pour célébrer son 70e anniversaire. Je retiens aussi ses longs trajets en bus urbain qui m’a permis de mieux saisir le quotidien des Marocains et Marocaines.

23 octobre : avec Normand on met la dernière main à notre conférence du Patro. Normand qui maîtrise parfaitement Power Point a fait un travail professionnel.

Au même moment L’association des Ainés de Villeray nous confirme qu’elle accueillera notre conférence sur Villeray qui cette fois aura lieu de jour à l’hiver 2018.

26 octobre : Une ancienne étudiante devenue directrice du Réseau du Patrimoine Franco-Ontarien me demande de faire partie du conseil d’administration. L’organisme à but non lucratif qui valorise le patrimoine franco-ontarien et favorise les connaissances historique me propose un mandat de deux ans. Réticent, je m’engage pour une année à la fois, n’étant pas certain d’y trouver ma vision de l’histoire en Ontario français.

27 octobre : Devant une maigre foule, Normand et moi livrons notre conférence intitulé «L’histoire du village de Villeray : des tailleurs de pierre à Kik Cola».

28 octobre : Dans un courriel envoyé à Normand je dresse le bilan de la veille en ces termes: «Quelle belle aventure que celle de Villeray! À deux, on forme une redoutable équipe et cela a été démontré hier soir. Je nous donne B+ pour notre performance. Dans mon jargon universitaire, c’est la note nécessaire pour accéder à la maîtrise. J’ai oublié quelques éléments que je m’étais pourtant juré de présenter (Villeray n’est pas seulement un village de tailleurs de pierre), j’ai mal expliqué en intro le poids du passé dans l’organisation urbaine contemporaine. Micheline me fera ce matin ses critiques et j’en prendrai bonne note et je te les communiquerai.»

17-18 novembre : Micheline a deux séances de signature au salon du livre de Montréal. Mon ami Michel, partenaire de nos journées de bridge, vient l’encourager en se procurant 3 exemplaires que Micheline dédicace. Son éditeur, Marc Haentjens l'invite au salon du livre de Paris au printemps prochain!

23 novembre : Étienne rencontre la femme de sa vie, Elisa Ruano Cea au Cacao, 70 rue Sainte-Catherine. Lui qui, au fil des ans, avait eu plusieurs blondes mais sans être pleinement satisfait de ses relations amoureuses, lui dont l’incapacité de trouver l’âme sœur avait fini par inquiéter ses parents, a finalement trouvé.

Fin novembre : Je sonde le terrain d’abord auprès de mon ami Yvon Gauthier afin de proposer un dossier hommage à Gaétan Gervais qui se meurt physiquement du Parkinson à Sudbury et qui déjà a perdu tous ses moyens intellectuels. Un projet qui a reçu l’aval de la sœur de Gaétan et de sa famille. Cette idée m’est venue parce que je suis devenu membre du conseil d’administration du Réseau du Patrimoine Franco-Ontarien et que j’ai espoir de faire accepter le dossier par Samy Khalid, le rédacteur de la revue Le Chaînon publiée par le RPFO.

Début décembre : Je lis les articles publiés par Le Chaînon au cours des deux dernières années puisque j’ai accepté d’être un des membres du jury afin de récompenser le meilleur article. Lors des délibérations téléphoniques qui auront lieu plus tard, je me rends compte que celui qui finance la bourse est membre du jury. Cette manière de procéder me rend mal à l’aise, mais en tant que nouveau-venu je me tais en me promettant que si un jour un prix Guy-Gaudreau voit le jour de ne pas participer aux délibérations.

7 décembre : Dans un courriel à Normand, je lui mentionne que je veux être guide pour les Tours Kaélidoscope : «Tout cela m’amène à réfléchir sur ce que je ferai de tout ce travail sur Villeray. Ce qui me manque le plus depuis ma retraite c’est le contact avec des gens dans un rapport d’enseignement et je pense que je vais proposer à l’entreprise Tours Kaléidoscope de tenir quelques sorties l’an prochain sur Villeray, maintenant que notre travail d’éducation et de sensibilisation communautaire aura été fait.»

Noël : Marjolaine a invité la famille chez elle rue Parthenais. C’est la première fois qu’on ne se réunit pas rue Chambord. Micheline et moi avons accepté de passer le flambeau, car nous sommes malades et toussont beaucoup. Il n’y aura pas de photo de groupe cette année-là pour témoigner visuellement de l’évolution de la famille. Visionnant les films tournés pour l’occasion, je me rends compte que Micheline et moi portons un masque afin d’éviter de transmettre nos microbes. Prémotion peut être de cette COVID de merde qui frappera l’humanité en 2020.

30 décembre : Samy Khalid me donne le feu vert pour constituer un dossier hommage à Gaétan Gervais qui pourrait paraître à l’automne 2018. Le jour même j’écris à Jean-Pierre Pichette, le plus proche collaborateur de Gervais qui a accepté de rédiger un article sur le chercheur qu’il fut. Je lui transmets mon article rédigé à titre de collègue du département d’histoire.

31 décembre : Je demande à Jean-Charles Cachon s’il veut bien se joindre à l’équipe chargé de rédiger quelques articles sur Gervais et s’il pouvait rédiger le texte qui décrirait Gervais le militant de la cause franco-ontarienne.