2024 : Des hauts et des bas

Janvier : Serge Dupuis, qui a décroché le mandat de rédiger l’histoire de la famille Goulard de Sturgeon Falls, m’a demandé de commenter assidûment les chapitres de son ouvrage au fur et à mesure qu’il les terminera et me propose une rétribution.

12 janvier : En vue d’un prochain numéro du Bulletin de la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie consacré au lotissement appelé Parc Amherst, je propose de rédiger un article qui me prendra quelques semaines de recherche en puisant dans mes notes accumulées sur l'histoire de Villeray.

14 janvier : Je viens de terminer la première version électronique de notre biographie sur Harry Bernard. Sans attendre de revoir le texte à tête reposée et sans avoir pris du recul, je la transmets trop rapidement à différents collègues et amis, comme Jean-François Nadeau, Harrold Bérubé, Pierre Hébert et Michel Bock.

18 janvier : Guillaume nous offre de revoir la version numérique de la biographie de Harry Bernard afin d’en débusquer les coquilles et les fautes en vue de son impression au printemps. Il fait un premier ménage du manuscrit qui en a grand besoin et qui ne sera pas le dernier.

10 février : Je termine mon article pour Le Bulletin de la Société d’Histoire Rosemont-Petite-Patrie.

11-26 février : Un autre voyage à Paris alors que nous avons loué le même appartement que celui occupé en 2022. On pourra lire le récit de voyage rédigé sur place.

Notre coup de cœur de ce voyage demeure incontestablement la salle ovale de la Bibliothèque Nationale de France. Voici une autre photo prise sur les lieux.

20 février : Je reviens tôt le matin de faire mes courses chez le boulanger près de la Tour Montparnasse et au Monoprix. Sans faire de bruit j’entre dans l’appartement pensant trouver ma blonde encore endormie. Mais ô stupeur! elle est couchée par terre sur le ventre dans le salon attendant mon retour incapable de se relever. Cette image m’a marqué et me hante encore. Heureusement elle n’a rien de fracturée, mais c’est une première chute qui marque une nouvelle étape dans l’évolution de sa sténose spinale. Elle n’en fera pas d’autres pendant le séjour se servant toujours d’une chaise qu’elle pousse comme une marchette.

28 février : Serge Dupuis me rend visite pour discuter de son projet d’une biographie sur les Goulard.

6 mars : Micheline reçoit de la Curatelle publique du Québec un appel téléphonique qui lui annonce qu’elle est l’exécutrice testamentaire et la seule héritière de sa belle-sœur, Denise qu’elle n’a pourtant pas vue depuis près de 30 ans!

Si elle accepte la succession, elle pourrait hériter d’une somme importante. Le montant est tel qu’on se met à douter, que la succession cache sûrement des dettes cachées. Après quelques jours de réflexion et d’hésitation, elle accepte fort heureusement la succession.

Mi-mars : Différentes démarches sont faites afin d’ouvrir à la Caisse Populaire de notre quartier, un compte au nom de la succession. À la fin du mois, les sous sont transférés de la Curatelle publique vers le compte de la succession.

Début avril : Je consulte à quelques reprises mon gendre Maxime afin qu’il m’éclaire sur les démarches fiscales à suivre afin de gérer correctement la succession. J’apprends qu’il y a deux déclarations à transmettre : une qui couvre les mois de la dernière année fiscale au cours desquels la personne était encore vivante et une deuxième qui couvre la période allant de la journée du décès jusqu’à ce que la succession soit terminée.

27 avril: Étienne Elisa, William et Amelia nous rendent visite. Je prends cette jolie photo de William avec son air taquin.

1er mai : J’annonce aux quelques membres du groupe des excursions aux champignons du quartier que la saison est commencée, mais que je n’ai reçu aucune nouvelle inscription, ce qui n’augure rien de bon.

16 mai : Alban Berson de la BAnQ m’informe que l’article que Normand et moi avions publié sur le site de la BAnQ a été supprimé depuis un bon moment de même que l’ensemble des textes de la série Carnets de la Bibliothèque Nationale.

Ce jour-là, je reçois enfin la version imprimée de mon article de la Revue d’histoire de l’Amérique française.

28 mai : Micheline et moi avons décidé de faire grandement profiter Marjolaine et Étienne de l’héritage laissé par leur tante.

1er juin : J’entreprends une correspondance avec denise Truax de la maison d’éditions Prise de parole afin d’obtenir des conseils pour finaliser ma mise en pages de notre projet de biographie.

4 juin : Micheline cherche des organismes à qui elle pourrait faire un don; elle a pensé à la compagnie de théâtre d’André qui ne peut malheureusement plus émettre des reçus pour fin d’impôt.

12 juin : Micheline fait une autre chute, dans notre salon cette fois. L’idée de nous acheter un lève-personne me traverse l’esprit.

17 juin : Micheline a terminé la relecture des épreuves de notre biographie après l’intervention de trois lecteurs. Elle a repéré une vingtaine de coquilles et d’erreurs, ce qui m’a fait dire que, malgré sa maladie, elle a conservé un bon œil pour ce travail exigeant.

19-20 juin : Dépôt chez l’imprimeur de notre biographie sur Harry Bernard.

28 juin : Je constate à la réception de la copie d’approbation que le format choisi (qui dépasse 6 pouces de largeur), donne un livre trop rigide. On m’explique que c’est l’orientation des fibres du papier qui est en cause et qu’il est préférable de ne pas dépasser 6 pouces en largeur de manière à ce que les fibres du papier soient dans le bon sens.

Fin juin : Comptant sur son généreux héritage, Micheline se procure un lit médicalisé qui lui facilitera grandement la tâche pour se lever et se coucher.

Avec mon accord, Le Bulletin de la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie met en page de couverture pour son numéro consacré au Parc Amherst une illustration que j’avais dénichée pour mon article.

2 juillet : Nous rencontrons la gériatre Frédérique Bordeleau-Roy à l’hôpital Notre-Dame-de-la-Merci qui nous annonce que, compte tenu des symptômes aggravés de sa sténose spinale de Micheline, l’option d’une délicate opération à la colonne vertébrale est à envisager sérieusement.

8 juillet : L’approbation de la dernière version de l’impression de la biographie de Harry Bernard.

10 juillet : L’épisode de la belle-sœur de Micheline nous a amené à revoir, Micheline et moi nos testaments respectifs.

13 juillet : Je communique avec Benoit Chartier afin de lui annoncer l’envoi de deux exemplaires de la biographie consacrée à Harry Bernard en version papier dont une est destinée au centre de documentation de la Société historique de Saint-Hyacinthe.

Juillet-Août : Je travaille quotidiennement sur la mise en pages d’une autre biographie professionnelle que je consacre cette fois à ma carrière d’historien. Le projet réunit les 15 textes et article que j’estime les plus réussis et les plus représentatifs des 5 champs de recherche que j’ai explorés au cours de ma carrière. S’il y a un livre qui se justifie d’être publié à compte d’auteur c’est bien celui-ci, car aucun éditeur ne voudrait d’un manuscrit qui traite en même temps de l’exploitation forestière, de la vie des mineurs, de l’histoire des sciences examinée par la mycologie, du romancier Harry Bernard, et de l’histoire de la famille et de la carrière Miron.

30 août : Lors de ma marche quotidienne du matin, je tombe pour la première fois de ma vie sur des lépiotes-nez-de-chat. Un champignon très toxique à l’orée d’un trottoir rue Émile-Journault.

9 septembre : À l’hôpital du Sacré-Cœur nous rencontrons le chirurgien orthopédiste Jean-Marc Mac-Thiong qui propose une intervention chirurgicale à la colonne vertébrale qui pourrait soulager la sténose spinale de Micheline qui l’handicape et lui fait perdre l’usage de ses jambes de plus en plus. Il n’y a rien de garantie sans compter que les risques de dérapage demeurent une possibilité. On prendra un mois pour réfléchir à cette solution et finalement Micheline acceptera de donner une dernière chance à la vie en acceptant l’opération.

6 novembre : Je termine la mise en pages de ma biographie professionnelle en peaufinant la page de couverture, la 4e de couverture et l’épine que voici. Avec du recul je dois admettre que la la 4e est trop touffue et qu'il aurait fallu choisir une seule image.

12 novembre : Louis-Philippe vient nous chercher à 6h00 du matin pour nous amener à l’hôpital. Micheline subit une délicate opération à la colonne vertébrale.

14 novembre : Mon ami Michel est trouvé inconscient dans son stationnement et est transporté à l’hôpital. Il y restera cinq mois, souffrant d’une forme de démence et d'une chute dans les escaliers de l'hôpital survenue le 11 décembre. Les médecins prendront du temps avant de comprendre qu'une malnutrition et un manque de vitamines essentielles étaient en cause.

15 novembre : Je reviens à la maison avec Micheline. Nous sommes soulagés, car la chambre où elle était convalescente était indigne des standards hospitaliers modernes. Des murs délabrés, une chambre prévue pour 4 personnes occupée par deux autres patients dont un avec des machines bruyantes, l’absence de toilette dans la chambre, en somme une chambre d’hôpital qui était aux normes d’il y a un siècle.

1er décembre : Je prononce ma conférence sur les Carriers et charretiers de la Côte-Saint-Louis devant une quarantaine de personnes à la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie. Le matériel présenté provient de certains chapitres de mon manuscrit sur Une histoire des carrières de Montréal. Comme à l’habitude, cette présentation a été testée à quelques reprises devant Micheline qui à son habitude m’a prodigué de judicieux conseils.

7 décembre : Normand m’accompagne à la BAnQ rue Holt afin d’effectuer le dépôt légal de ma biographie professionnelle. Au même moment, lui et moi passons à la loupe notre site liremaville.com pour constater qu’il est de plus en plus obsolète, d’où l’idée de le transformer en livre. Un projet qui nous occupera toute l’année 2025.

21 décembre : J’écris à ma cousine Nicole pour lui souhaiter ainsi qu’à son chum Michel beaucoup de santé. À ce sujet je lui mentionne que l’opération de Micheline semble porter fruit. «Déjà elle est capable de se tenir debout et de marcher une centaine de pieds avec son déambulateur. Il est donc possible de rêver à ce qu’elle puisse un jour marcher avec sa canne, voire sans aucune aide!» Un rêve qui ne se réalisera cependant pas.

23 décembre : Le lever du soleil ce matin est particulièrement joli. Le voici alors qu’on vient à peine de célébrer le solstice d’hiver. Ce soir-là, Marjolaine et Maxime nous reçoivent pour fêter Noël. Camille et Justine sont même venues avec leur chum respectif.

25 décembre : Je rends visite à Michel à l’hôpital Général. Il me reconnaît mais s’avère incapable de dire mon prénom. Il tient une conversation bien décousue, mais parle beaucoup. Comme je le disais à Louise après ma visite, « je suis parti le cœur triste en espérant un jour retrouver mon grand chum». Je me rends compte que Michel est un témoin précieux de mon existence, lui qui me connaît maintenant depuis le début de mon adolescence. Le perdre ce serait abandonner à tout jamais une partie de moi-même.

29 décembre : Marc Despatie, un ancien étudiant de la Laurentienne de mes premières années d’enseignement, maintenant cadre au Collège Boréal, nous rend visite. On discute beaucoup et il repart avec plusieurs exemplaires de ma biographie qui sont destinés à des collègues, à d’anciens étudiants et à la Bibliothèque de la Laurentienne.

31 décembre : André et Guillaume nous font encore l’immense plaisir de fêter le Réveillon avec nous. Du pur bonheur et beaucoup de connivence en se racontant notre dernière année.