1925-1953: Origine et naissance

1925: L'année des commencements

15 avril: Naissance de mon père, Albert Gaudreau à Lac-au-Saumon en Gaspésie. Il est le 6e enfant d'Auguste Gaudreau et de Marie-Anne Vaillancourt. Ses parents se sont mariés le 13 octobre 1908. Mon grand-père est travailleur forestier et chauffeur de chaudière à la scierie locale.

10 août: Mariage d'Émilienne Dupuis et de Rodolphe Bergeron à Saint-Paulin.

1934

5 novembre: Naissance de ma mère, Huguette Bergeron à Saint-Paulin en Mauricie. Elle est le 6e enfant de Rodophe Bergeron, électricien et d'Émilienne Dupuis.

1937

Dès l'âge de 12 ans, mon père qui n'a aucun succès à l'école, commence à faire de petits boulots. Son premier emploi sera celui de garçon d'écurie pour le docteur Drouin de Lac-au-Saumon.

1941

Mise en service du barrage de Rapide 7 sur la rivière Outaouais en Abitibi. C'est à peu près à cette époque que la famille Bergeron y élit domicile.

À l'école du village de Rapide 7, c'est Émilie Bordeleau, alors en fin de carrière, qui est institutrice et qui enseigne, dans une même classe, aux enfants Bergeron dont certains apparaissent sur cette photographie du groupe prise vers 1942. Le parcours de cette femme sert d'inspiration au célèbre roman Les filles de Caleb.

1943

Printemps: Huguette, celle au centre de la première rangée, apparaît sur une photographie avec Émilie Bordeleau et quelques autres communiantes alors qu'on réunit les premières communions et les communions solennelles. C'est pourquoi on y voit aussi Jeannine Paré, qui épousera Martial, un des frères de ma mère, dans le groupe des plus grandes.

L'entreprise pour laquelle Auguste travaille, Paradis & Fils, ouvre une nouvelle scierie en Abitibi, à Paradis Siding. La famille décide de quitter la Gaspésie pour ce nouveau travail. Cette scierie, qui embauche également mon père, est située à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Senneterre le long de la voie ferrée du CN.

1944

Comme bien des familles de cette époque, la famille Gaudreau est fortement interpellée par le conflit. Augustine, que l'on voit ici avec Albert, s'engage dans le service féminin de l'armée canadienne, tandis que Paul, benjamin de la famille, s'enrôle à 17 ans. Quant à mon père, il refuse d'aller se battre. Après s'être caché, il est temporairement exempté, en janvier 1945, du service militaire parce que la scierie où il travaille produit des pièces de bois pour l'armée canadienne.

1948

Mon père accepte un nouvel emploi dans une scierie à Rapide 7.

1950

Juin: Ma mère termine avec succès son certificat d'études de 9e année à Cadillac en Abitibi où elle est placée dans un couvent.

C'est le 25e anniversaire de mariage de Rodolphe et d'Émilienne. Sur la photographie, je retrouve ma mère alors âgée de 15 ans, mes oncles Réjean, Jean-Guy et Martial, tante Laurianne et son mari Fernand, tante Jeannine ainsi que Jeannine Paré. Le curé Perron, un ami de la famille, filme l'événement en couleur. Tout le village assiste à l'événement alors que le drapeau du Sacré-Coeur est à l'honneur. C'est toute une époque qui nous est ainsi révélée.

1952

14 octobre: Mariage d'Albert Gaudreau, 27 ans, et de Huguette Bergeron, 17 ans, à la paroisse mission du Christ-Roi à Rapide 7 en Abitibi. Aucune photographie du mariage n'a été conservée. Subsistent seulement quelques photographie du couple prises quelques mois auparavant et d'autres du voyage de noces. Sur l'une d'elles, elle prend la pose devant une voiture, qui, nouvel objet de consommation pour la classe ouvrière, représente un objet de grande fierté.

1953

28 août: Naissance de Joseph Guy Emilien Gaudreau à l'hôpital de Val-d'Or. Mon grand-père, Auguste, y travaille en tant que chauffeur de chaudière. Comme le veut la coutume, mes grands-parents maternels seront les parrain et marraine. Quelques mois après mon baptême, Rodolphe meurt d'une crise cardiaque de sorte que je n'ai jamais pu le connaître.