Principe 6
Confidentialité

Les notes d'un étudiant, les fiches de présence et les communications privées doivent être traitées comme du matériel confidentiel et dévoilées uniquement avec le consentement de l'étudiant ou pour des raisons pédagogiques légitimes ou encore s'il est raisonnable de croire que la divulgation de tels renseignements pourrait avantager l'étudiant ou prévenir des préjudices à d'autres.

Selon ce principe, un étudiant a droit au même degré de confidentialité dans sa relation avec un enseignant que celui qui existe entre un avocat et son client ou un médecin et son patient. La violation de la confidentialité dans une relation enseignant-étudiant peut porter les étudiants à se méfier des enseignants et à faire preuve d'une motivation scolaire moindre. Quelles que soient les règles ou les politiques adoptées en matière de confidentialité des dossiers des étudiants, elles doivent être révélées intégralement aux étudiants en début d'année scolaire.

À défaut de raisons valables, (consentement de l'étudiant, motif légitime ou le bien de l'étudiant), n'importe laquelle des situations suivantes pourrait constituer une violation de la confidentialité: fournir le dossier scolaire d'un étudiant à un employeur éventuel, un chercheur ou un détective (expérimentateur) privé; discuter des notes ou des problèmes scolaires d'un étudiant avec un collègue; et utiliser les expériences d'un étudiant, transmises confidentiellement, à des fins d'enseignement ou de recherche. De même, l'enseignant qui laisse les travaux ou les examens notés des étudiants à l'extérieur de son bureau permet à tout étudiant de connaître la note d'un autre étudiant, ce qui constitue un manquement à la protection de la confidentialité des notes des étudiants. On peut éviter ce problème en demandant aux étudiants de venir chercher leurs travaux individuellement durant les heures de bureau, ou les leur rendre sans indiquer sur la page couverture la note méritée ou des renseignements permettant d'identifier la personne.