2013 : DOUCEUR ANGEVINE
Cette année encore Micheline et moi avons loué un gîte en France dans une région que nous ne connaissions pas, l'Anjou qui a comme ville principale Angers. Nous avons donc loué dans la vallée de La Loire, célèbre pour sa soixantaine de châteaux dont certains, plus à l'est, nous étaient déjà familiers.

Le gîte, situé à deux kilomètres du château de Brissac, fut choisi sur internet sans que personne ne nous le recommande. Malgré quelques photographies et un descriptif disponibles en ligne, on ne sait jamais à quoi s'attendre. À l'inverse d'une chambre d'hôtel qui ressemble, standard oblige, aux autres, un gîte reste unique avec ses dispositions, ses équipements, sa cuisine, son salon, sa luminosité et ses chambres.

À chaque fois, c'est le plaisir de la découverte. Faire sienne, même temporairement, une maison qui appartient à un autre. J'aime toujours les premières journées de l'arrivée, bien qu'elles soient chargées de certaines craintes. Va-t-on y trouver ce dont on aura besoin pour y passer 6 semaines? Vais-je bien y dormir et y trouver ma dope électronique que d'aucuns appellent l'Internet?

À Saint-Jean-des-Mauvrets, la commune dont dépend le gîte, c'est la lumière qui nous a frappés au départ : les deux chambres étant à l'étage sur une mezzanine, salon, salle à manger et cuisine sont tout d'une pièce avec quatre larges ouvertures orientées plein sud. Rarement a-t-on trouvé des divans aussi confortables, car d'habitude ils permettent rarement une utilisation prolongée sans courbature. En cuisine, les couteaux ne coupent pas, mais il y a amplement de vaisselle, sans que je ne trouve de quoi affûter ces maudits couteaux.

On y trouve aussi l'incontournable cuisinière au gaz. Et cette fois, l'allumage se fait électroniquement sans que l'on ait besoin d'allumettes, ce que Micheline va apprécier. Quant au frigo, il est, comme d'habitude, c'est-à-dire de faible dimension et le congélateur permettra de stoker fort peu de viande. Surtout si on achète la crème glacée habituelle de Micheline, soit le sorbet au citron! Quand nos invités seront sur place (les premiers arrivent dimanche) il faudra faire régulièrement des courses. Mais cette fois, l'épicerie est à peine à 4 kilomètres de sorte qu'on pourra faire des courses sans perdre trop de temps en passant à chaque fois devant le château de Brissac, le plus haut des châteaux de La Loire. Il y a pires trajets dans la vie!

Tout le monde sait que Micheline et moi dormons chacun dans notre chambre depuis une quinzaine d'années afin de lire, travailler et ronfler sans déranger l'autre. Puisqu'on a seulement deux chambres et que la visite aura droit à sa chambre, je me suis immédiatement posé la question, dès mon arrivée, de l'endroit où je dormirais. Heureusement que sur la mezzanine, dans le corridor bordé d'une balustrade, il y a deux lits simples qui d'habitude peuvent servir aux enfants. Bien que situés en aire ouverte, ces lits pourront servir une fois que tout le monde sera dans leur chambre.

Redécouvrir un sonnet du XVIe siècle

Quand j'étais au collège, on apprenait une fois par semaine un poème par cour. À chaque lundi, il devenait matière à examen. Combien en ai-je appris? Je ne saurais dire. Je les ai presque tous oubliés, à l'exception de quelques-uns. L'un d'eux est un sonnet que je m'amuse souvent à citer dans mes courriels; il est de Joachim du Bellay qui l'a composé au milieu du XVIe siècle, afin de relater, selon mes souvenirs, les plaisirs des voyages, et notamment celui qu'il fit en Italie. Il s'intitule Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyag

Vivant maintenant en Anjou, j'apprends que du Bellay est en fait un gars du pays, étant né à Liré. Étant en outre tombé sur ce fameux poème dans une brochure touristique, j'ai redécouvert ce poème qui, à l'inverse de ce que j'avais toujours compris, vante plutôt les mérites du pays natal et fait l'éloge du mal du pays qu'aucune contrée nouvelle ne peut égaler. Lisons les 3 derniers vers du poème...

De mémoire, on ne m'a pas expliqué, à ce moment-là, le sens de l'adjectif angevin, ni à quoi correspondait le Liré. Le savait-il lui-même ce professeur de français que c'est de l'Anjou dont il parlait? Peut-être que cela m'aurait aidé à en comprendre le sens véritable. Tout me porte à croire que je faisais alors du psitacisme, c'est-à-dire que je répétais tel un perroquet les mots sans les comprendre (en grec, psitacos désigne le perroquet). C'est seulement maintenant je peux dire : «Vive les douceurs angevines!»

Cueillette d'automne

Dès le lendemain de notre arrivée, on nous apprend que c'est la Fête de l'artichaut qui est célébrée, pour une 45e année de suite, dans un village voisin à Coutures. On s'y précipite pour en savoir plus sur ce légume que nous aimons manger depuis fort longtemps. D'artichaut, on en trouve à vrai dire très peu car c'est bien davantage une kermesse, ce légume n'est qu'un prétexte. Devant une des rares tables qui les vendent, je vois différents prix pour des artichauts qui m'apparaissent être de taille fort semblables. Les lots les plus chers se vendent 2 pour 1 Euro. Quant à moi, j'en achète 5 pour 1 Euro, content de ma belle prise et sans réfléchir sur la cause des écarts de prix. C'est revenu au gîte et cherchant à n'en faire cuire 2 que je me rends compte de la catégorie d'artichauts dont je suis l'heureux propriétaire! Le pied, que d'habitude je pèle légèrement pour le consommer avec avidité est tellement fibreux qu'il s'avère immangeable. Le bas intérieur des feuilles est de même nature! Mais le fond de l'artichaut, beaucoup plus épais que les nôtres, est un délice. À l'évidence, ceux achetés, très vieux, étaient destinés à cette seule consommation. Je découvre qu'il peut y avoir des catégories d'artichauts selon leur degré de maturité.

Prenant mes marches régulièrement je parcours les divers chemins des environs. Comme certains sont en partie boisés et que pour une fois, nous sommes en France à l'automne, je scrute les arbres pour identifier rapidement des châtaigniers avec leur grosse boule vert pale hérissée, de même que des noyers dont les fruits sont encore dans leur enveloppe épaisse, verte et lisse. Pour l'Européen, ces choses paraissent banales, mais pour le Canadien-Français que je suis cela reste une découverte tout aussi mémorable que le plus beau château de la Loire. Revenant à mes balades, je me suis alors dit que je pourrai enfin récolter mes propres châtaignes et mes propres noix de Grenoble, en prenant soin de vérifier qui en sont les propriétaires.

Trouvant au pied d'un châtaignier quelques-uns de ses fruits tombés au sol, je clame avec fierté avoir cueilli mes PREMIÈRES châtaignes! Les amenant au gîte, je les dépose dans une boîte, sachant qu'il faut attendre que son enveloppe épineuse, appelée bogue, s'ouvre d'elle-même pour récupérer le fruit. Quelques jours plus tard, au Musée du champignon de Saumur, je vois plusieurs bogues de châtaignes tombées par terre mais déjà ouvertes. Comme elles sont toutes vides, on interroge un des préposés du Musée pour savoir si les châtaignes ont déjà été récupérées. Or, j'apprends que les premières qui tombent, à ce temps-ci de l'année sont toutes vides et sont comme des fruits avortés alors que celles restées accrochées aux arbres tomberont plus tard, et certainement pas avant la mi-octobre, période qui serait aussi valide pour les noix. Déçu, je me rends à l'évidence : mes PREMIÈRES châtaignes ne sont pas encore dans mon assiette. Si je pouvais me contenter des immangeables noix des marronniers, je serais en revanche servis car c'est maintenant qu'il tombe des arbres. À chaque arbre fruitier, son heure. On ne s'improvise pas expert en artichauts et en châtaignes d'un claquement de doigt!

C'est plus tard, soit à la mi-octobre que je ferai mes premières véritables cueillette de châtaignes, au lendemain d'une nuit très fraîche et venteuse, le long de la Loire. Et c'est encore plus tard au cours de ce voyage que j'apprendrai enfin la différence entre le marron et la châtaigne. Du marron, je ne connaissais que l'expression «tirer les marrons du feu». Je n'ai jamais su si j'achetais, dans nos épiceries montréalaises, des châtaignes ou des marrons. Pour simplifier, les deux proviennent du châtaignier. Quand la bogue ne contient qu'un fruit, il est nécessairement plus gros et plus rond, c'est un marron (et provient en fait d'un châtaignier de culture). Quand il y a plus qu'un fruit, ils sont plus petits et de forme moins sphérique, ce sont des châtaignes.

Le fendeur d'ardoise

C'est à Beaune lors d'un précédent voyage en Bourgogne, que je pris connaissance pour la première fois des toitures faites en ardoise, cette pierre fine que l'on tire des formations rocheuses sédimentaires de schiste. Visitant l'Hospice de Beaune, j'avais pu voir comment ces pierre fines et noires, mises les unes sur les autres sur un toit très incliné, pouvait constituer une toiture parfaitement étanche qui peut durer aisément un siècle. Mais je ne savais pas comment elle était extraite de la terre et fabriquée par l'homme.

C'est à Trélazé, un village en banlieue d'Angers qui a commencé l'exploitation de cette matière première au XVe siècle, que j'ai appris comment, en profitant de la magistrale démonstration de quelqu'un qui se prétend être le dernier artisan fendeur d'ardoise. Démonstration qui pour le moment constitue, en cette fin de 4e semaine du voyage, mon coup de cœur du voyage avec la visite du château de Chenonceau. Bien évidemment, Micheline a filmé la scène de sorte que certains d'entre vous aurez la chance de visionner les étapes de son travail.

Le fendeur d'ardoise avec ses outils (photographie de Micheline Tremblay) C'en en sabot de bois qu'il se présente à nous. Non pas ces sabots aux formes arrondies, mais des sabots beaucoup plus grossiers et ayant une forme rectangulaire, car c'est entre ses deux jambes en l'appuyant entre ses sabots qu'il place et stabilise l'ardoise pour la travailler. Parlant de sabot, un de mes apprentissages du voyage s'est déroulé au Musée de la chaussure alors qu'on m'explique que le métier de sabotier existe encore jusque dans les années 1930 en France et qu'il est très courant de voir les ouvriers des ateliers et usines les porter. D'ailleurs des photographies du début du XXe siècle atteste de leur usage.

Moi qui croyais que ces femmes du XIXe siècle qui avaient jeté leurs sabots dans les engrenages des machines de leur usine, donnant ainsi l'origine du verbe «saboter», les avaient apportés de leur grenier. Les sabots utilisés lors de cette épisode de contestation ouvrière, n'étaient pas des reliques d'un temps passé délibérément apportés à l'usine, mais faisaient partie de leur corps, de leur quotidien, de leur chair, ce qui avait rendu le geste encore plus fort sur le plan symbolique.

Le fendeur d'ardoise reçoit de la mine ou de la carrière des blocs de schiste pesant entre 2 et 3 tonnes et faisant environ 40 centimètres d'épaisseur par plus d'un mètre et demi de longueur et un mètre de largeur. L'examen du bloc est alors crucial car il doit chercher ses défauts pour les éviter lors de la de découpe de ce bloc. La présence de pyrite de fer et du quartz va gâcher l'ardoise, la rendant moins lisse et plus fragile sous la pluie. Il faut aussi qu'il trouve le sens du grain de la pierre afin de faciliter la découpe. Son objectif est de retire du bloc des morceaux d'environ 10 centimètres d'épaisseur par une cinquantaine de centimètres de longueur et une quarantaine de largeur qu'il pourra, en se tenant debout, ainsi mettre entre ses jambes et ses sabots pour fendre l'ardoise à l'aide d'une masse et de différents outils qui certains ressemblent à ses spatules à pâtisserie que l'on utilise pour lisser un crémage.

Puisque le schiste est feuilleté, c'est-à-dire composé de minces couches sédimentaires, il peut se fendre aisément selon les épaisseurs désirées. Pour l'ardoise la plus fine, il peut en dégager des ardoises de moins de 3 millimètres d'épaisseur. Plus elle est mince, moins elle sera lourde sur les toits, mais sa durée de vie sera différente de celles utilisées sur les toitures des institutions et châteaux qui eux préfèrent des ardoises de 5 à 7 millimètres d'épaisseur. C'est bien mouillé que le bloc de schiste se fend aisément, c'est pourquoi le fendeur a besoin d'un apprenti qui l'approvisionne régulièrement en eau afin d'alimenter les bassins dans lesquels séjournent les blocs avant d'être fendus.

Reste ensuite à découper ces ardoises de taille variable selon différents formats standards en leur donnant une forme généralement rectangulaire du genre 15 cm par 30. Comme elle est fragile, le fendeur d'ardoise prend un autre outil qui ressemble à ces trancheurs à papier qu'on trouvait autrefois dans les secrétariats. Rabattant promptement le bras trancheur sur l'ardoise, il se débarrasse ainsi de l'excédent en laissant son ardoise avec une bordure bien droite. Pour la pose, le couvreur peut aisément la percer de trous à l'aide de l'oreille d'un marteau spécialement conçu pour ça.

La taille des ardoises (photographie de Micheline Tremblay) Bien sûr, aujourd'hui les ardoises sont produites à l'usine avec des machines qui gaspillent beaucoup des blocs de schiste, de plus en plus difficiles à trouver en France (mais abondantes en Espagne), pour produire des ardoises qui sont encore omniprésentes sur les toits des maisons vieilles et neuves de l'Anjou et de la Touraine. Peut-être chauvins, les Français de Trélazé prétendent que leur ardoise est meilleure et donc plus mince que celle provenant d'Espagne qui est plus épaisse pour pallier ses défauts.

Je dirais alors comme Joachim du Bellay dans son célèbre sonnet:

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux

Que des palais romains le front audacieux,

Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine.

Mon silence sur les châteaux de la Loire

La 6e semaine est entamée et j'ai toujours rien dit sur les châteaux de la Loire. Pourquoi ce silence qui est forcément révélateur?

Certes, il y a l'élément de surprise qui cette année n'a jamais été là. Ayant visité quelques châteaux – dont celui de Chambord –il y a une vingtaine d'années, je savais à quoi m'attendre. La nouveauté n'était pas au rendez-vous cette année. Leur dimension et leur faste ne m'ont pas émerveillé. En outre, comme ils sont des témoins de la Renaissance alors que la noblesse affiche une consommation ostentatoire, ils ont perdu ou n'ont jamais eu d'éléments militaires dans leur architecture de sorte qu'ils ne peuvent même pas venir chercher en moi l'enfant qui, jeune, jouait à la guerre avec des chevaliers de plomb, un château-fort et son pont levis.

Il y a plus que ça dans le sentiment que j'éprouve lors de ce sixième séjour en France depuis 2006, les choses nouvelles se raréfient. Côté fromage, côté vin et côté alcool, je commence à avoir un bel éventail en bouche. Ici en Anjou, ce sera la poire Williams de Giffard installé à Angers qui sans être la Williamine de Morand en Suisse, s'y rapproche beaucoup. Quant aux villages, leur dimension pittoresque s'est estompée, après avoir vu le Mont Saint-Michel, la cathédrale d'Albi, Gordes, Cancale, Cordes-sur-ciel, Vaison-la-Romaine et j'en passe.

Même la télévision française que j'adore me nourrit moins. Surtout depuis qu'à Montréal nous synthonisons régulièrement Radio-France Outremer qui émet depuis Saint-Pierre et Miquelon. Pourtant fidèle à Bell Canada depuis 20 ans, nous avons abandonnée cette entreprise où pourtant Étienne travaille, dès notre arrivée à Montréal parce qu'elle avait cessé de diffuser cette chaîne que seule Vidéotron inclut dans ses choix de programme.

Peut-être que ma faim de la France s'est calmée.

Mais il y a eu Nantes que nous avons finalement visité du 13 au 16 octobre. Malgré une pluie qui a duré 36 heures nous faisant vivre par ricochet la chanson de Barbara, notre séjour fut merveilleux et plein d'ébahissements. Moi qui ai été bercé, à mon adolescence, par les romans de Jules Verne j'ai pu visité le musée qui est consacré à l'homme, sans doute le plus illustre de Nantes. Autant la ville d'Angers, et à moindre degré Tours, ne m'avait pas époustouflé, autant Nantes m'a plu tout de suite. Il faut dire qu'en raison de la pluie continue, Micheline et moi avions décidé de visiter le château de Nantes qui renferme le musée d'histoire de la ville et une exposition sur la ville lors des deux guerres mondiales. Elle et moi avons été ébahis par ces deux visites qui n'ont fait comprendre comment les deux guerres ont été vécu ici, avec les photos des fusillés nantais de la Gestapo, des lettres et dessins de poilus envoyés aux familles lors de la Grande Guerre, avec son industrie agroalimentaire en tête de laquelle les biscuits LU. Nantes, s'appuyant sur son titre de capitale du trafic négrier, faisait venir le sucre des Antilles, le cacao de l'Afrique et à l'aide du blé produit en France et une main-d'oeuvre locale a pu devenir un centre agroalimentaire stratégique de cette France qui aime tant bien manger. Mondialisation oblige, les célèbres biscuits font maintenant partie du groupe Kraft!

Mais il y eut aussi, la semaine dernière, la visite de la tapisserie de l'Apocalypse du château d'Angers longue de 136 mètres et haute de 6 mètres où nous eûmes le bonheur d'avoir une guide qui nous fit une conférence sur la vie quotidienne au XIVe siècle à partir d'une lecture des objets figurant sur différentes séquences de cette tapisserie. Tapisserie conçue comme une bande dessinée et admirablement mise en évidence dans une grande salle où le public peut s'asseoir pour admirer à sa guise chaque scène. Quel bonheur de voir traiter cette illustre tapisserie comme un document historique. Sans hésiter, je dirais que celle de l'Apocalypse est beaucoup plus intéressante à admirer que celle de Bayeux, qui non seulement est moins intéressante visuellement, parce que beaucoup plus étroite, mais qui aussi se visite à la file indienne de sorte que le visiteur qui nous suit nous presse toujours d'avancer, nous empêchant de s'arrêter sur des détails.

Mais il y eut surtout cette visite chez nos amis normands Michel et Guénola qui nous proposèrent, samedi le 19, une visite personnalisée du Mont Saint-Michel grâce à leur bon ami François, guide là-bas. L'accès privilégié que nous eu sur les toits de l'église qui domine le mont nous donna une perspective saisissante du mont, de son célèbre cloître et de la baie qui l'entoure. Un souvenir à jamais gravé en mémoire, peu importe la qualité des photographies que nous avons pu en tirer. Quel beau cadeau d'anniversaire que Michel et Guénola ont pu donner, sans s'en rendre compte, à Micheline (dont la fête est le 18 octobre) et à Jean-Claude (dont la fête est le 20 octobre)!!!

Tout au long de cette visite, ce fut aussi pour nous de renouer avec nos amis, nourrissant par ce voyage en Normandie notre amitié transatlantique. Michel, toujours aussi bon cuisinier, nous régala dans la plus grande simplicité, notamment avec une mousse au citron dont il a promis la recette et qui, ainsi, pourra vous faire revivre ce moment, si nous la réussissons bien à notre tour lorsqu'on vous la servira. Quel bonheur de jaser de tout et de rien avec eux. Si Michel est verbomoteur on peut en dire autant de Guénola, toujours aussi créative et courageuse avec cette épée de Damoclès suspendue sur sa santé.

Ils me manquent déjà. Mais le plus tôt que l'on pourra se revoir, c'est l'an prochain alors qu'un autre projet de voyage en France n'est plus écarté, même si le fait que Micheline ait été souvent malade lors de ce séjour nous laisse songeur.