2006: VOYAGE EN PROVENCE

Vacqueyras, le 19 novembre 2006

Nous avons été bien silencieux depuis notre départ pour la France, étant privé d’internet à la maison. Micheline et moi s’y sommes mis pour corriger le tir et envoyer ce courriel à des amis dispersés au Canada. On dit tout de suite bonjour à l’Alberta (Normand) au Manitoba (Michel) et à Montréal où Judith et Éric prennent soin de leur deuxième enfant, née cet été et à André et Guillaume qui s’entêtent à dire que vivre à Verdun équivaut au paradis! Comme vous le savez, nous profitions du congé sabbatique de Guy pour passer quatre mois en Provence; nous y avons loué la maison d’une collègue française qui n’y vient que durant l’été. Nous sommes arrivés le 14 septembre et nous voulons vous faire partager un peu notre vie quotidienne et nos découvertes.

La maison, orientée plein sud, comme il se doit, compte trois étages mais nous occupons les deux premiers. Le troisième est loué à l’année longue. Au rez-de-chaussée : cuisinette, salle à manger avec foyer en pierres provençales et un salon (une ancienne écurie… ). D’ailleurs, Micheline trouve que parfois, des odeurs de « picouille » refont surface. Une toilette et une douche (très très petite).À l’étage, trois chambres. Une terrasse, à l’entrée ou fleurissent des lauriers et où poussent des oliviers et trois pieds de vigne qui nous ont ravitaillés en raisin pendant 6 semaines. Le seul hic : les matelas sont très mous et les fauteuils du salon peu confortables (et l’adjectif est très généreux). La nécessaire sieste de Guy s’y accommode cependant fort bien.

Au départ, une amie de Micheline, Jasmine, nous a accompagnés et elle a passé une quinzaine de jours avec nous, soit jusqu’au 27 septembre. C’était le premier voyage en Europe qu’elle pouvait s’offrir (no money no candy!) Évidemment, nous avons d’abord visité notre petit village et nous nous sommes promenés dans son sentier botanique ou le thym pousse comme de la mauvaise herbe et où le romarin y parfume l’air. Les herbes de Provence, quoi! Ici elles prennent tout leur sens lequel est loin d’être exotique tellement elles sont banales et servent même à former des haies.

Dès le début, évidemment, nous nous sommes précipités sur les sites « touristiques » : le Palais des papes et le pont d’Avignon (de la chanson), la Fontaine du Vaucluse peinte mille fois par les impressionnistes, la grotte de Thouzon, le village des Bories (maisons en pierres plates sans mortier qui datent d’avant J.-C.), le village perché de Gordes et les villages médiévaux de Vaison-la-Romaine et Séguret. Le théâtre antique d’Orange avec ses 12000 places nous a vraiment ébahi. Le musée du Vigneron de Châteauneuf du Pape est très instructif. Nous avons monté jusqu’au sommet du mont Ventoux qui, ce jour-là, portait bien son nom puisqu’on avait peine à retenir les portes en sortant de l’auto; nous avons également admiré les Dentelles du Montmirail (ensemble de collines situées derrière la maison).

Chaque semaine, des marchés se tiennent, à jour fixe, dans de petits villages pas très loin de Vacqueyras : le dimanche à l’Isle-sur-la-Sorgue, le mardi à Vaison-la-Romaine, le dimanche à Carpentras. C’est très agréable de voir les nombreux étalages de produits locaux : beaucoup de produits à base d’huile d’olive (savons, parfums, etc.) et de lavande (huiles essentielles, tisanes, etc.), Beaucoup de denrées alimentaires comme du fromage de chèvre de un ou deux jours ou d’une semaine : des produits frais! Inutile de vous dire que nous adorons nous y promener.

Comme Jasmine partait le 27, nous avons décidé de passer une journée à Marseille et de coucher le 26 près de l’aéroport. Marseille : la conduite automobile y est difficile. Cela a tellement stressé Micheline qu’elle en a oublié son portefeuille sur le bureau du préposé au parking. Nous ne nous en sommes pas aperçus tout de suite. Jasmine est partie le 27 et nous sommes revenus en passant par les Baux-de-Provence. C’est là, en cherchant de l’argent pour mettre dans l’horodateur, que Micheline s’est aperçue de la disparition de son porte-monnaie. Elle a d’abord pensé s’être fait voler. Nous avons poursuivi notre route vers Vacqueyras et ce n’est qu’en arrivant près de Carpentras qu’elle s’est souvenue l’avoir laissé sur le bureau du préposé. Nous nous sommes arrêtés au bureau de la Gendarmerie. Les gendarmes, très gentils, nous ont aidé à retrouver le parking, le numéro de téléphone et ils ont même téléphoné. Coup de chance : le préposé l’avait retrouvé. Je lui ai dit que garder les Euros mais de m’envoyer par la poste mon permis de conduire, ma carte bancaire et ma carte-santé. Je les ai reçus une semaine plus tard. Nous avons écrit une lettre pour remercier les gendarmes. Une semaine plus tard, un gendarme frappait à notre porte; il nous apportait une lettre du commandant de la gendarmerie nous remerciant de les avoir remerciés. Fallait-il leur écrire pour les remercier de nous avoir remerciés de nos remerciements??? Durant tout le séjour de Jasmine, il n’a plus que quelques jours à l’arrivée (et encore pas des journées complètes). Le reste du temps, c’était l’été. On a même eu droit à un 29 degrés.

Les prochains visiteurs : Jean-Claude (l’ex de Micheline) et Alexandre (son chum) sont arrivés le 7 octobre puis Robert et Nicole (frère et belle-sœur de Micheline) le 9. Du 9 au 16, nous étions donc 6 dans la maison à tester différents vins du terroir! C’est avec plaisir que nous avons revus, avec eux, certains sites déjà visités auxquels nous avons ajouté les Ocres du Roussillon (le coup de cœur de Micheline), le musée de la lavande à Coustellet. Le 16 octobre : grand circuit : Pont du Gard, Grotte des Demoiselles et un bref arrêt à Nant (petit village ou nous avons vécu un an 1993-1994) et où Micheline rédigea sa thèse de doctorat!!! Coucher à Millau. Le lendemain : bref arrêt sous le viaduc colossal du Pont de Millau récemment inauguré (une vraie merveille architecturale et artistique), visite des caves de Roquefort (compagnie SOCIÉTÉ) et visite de la Couvertoirade, une forteresse des Templiers du XIIe siècle, très bien conservée. Puis, direction Montpellier. On y a laissé Robert et Nicole et, avec Jean-Claude et Alexandre, nous avons poursuivi notre route vers Lunel; c’est là que nous avons célébré le 59e anniversaire de Micheline. Le lendemain : retour à Vacqueyras. Visite au musée d’huile d’olive de Beaumes-de-Venise connu non seulement pour son Muscat. Visite de la cité gallo-romaine de Vaison-la-Romaine : les toilettes communes creusées dans la pierre de même que les trottoirs romains y ont retenu notre attention. Vestiges bien conservés qui donnent une bonne idée de l’aménagement d’une cité à ce temps-là. Alexandre et Jean-Claude nous ont quitté le 26 octobre pour passer la dernière journée à Marseille et la dernière nuit à un hôtel près de l’aéroport.

Après un visite rapide d’amis français (les 28, 29 et 30 novembre), le 31, c’était autour de Danielle, la cousine de Micheline et de son conjoint Pierre, d’arriver. Avec eux, on a refait les marchés,. La chanson de Bécaud (Les marchés de Provence) prend tout son sens ou toutes ses odeurs! On a refait de bonnes bouffes (à l’exception du tristement célèbre cassoulet pour lequel seul Guy trouve des mérites). Comme Micheline adore les coins sombres, nous sommes allés visiter l’Aven d’Orgnac, une autre grotte qui ressemble à celle des Demoiselles mai dont l’entrée est verticale (donc difficile d’accès) plutôt que horizontale (qui devient alors une grotte). Au retour, nous avons fait les gorges de l’Ardèche. Cette fois-ci, nous sommes restés plus souvent à la maison, laissant Danielle et Pierre découvrir par eux-mêmes. Au marché de l’Isle-sur-la-Sorgue, Guy s’est acheté un beau béret «français» et un foulard. Quand c’est un peu humide dans la maison, il travaille le béret sur la tête et le foulard enroulé autour du cou : un vrai Français… mais pas encore assez Français pour sortir ainsi accoutré. Ensemble, nous avons cueilli les olives de nos oliviers et sommes allés les porter à un moulin, à Caromb à quelques km d’ici. Résultat : 2 litres d’huile d’olive première pression, pressée à froid. On en est très fiers! La vinaigrette a dorénavant beaucoup de caractère.

Depuis le 16 novembre, nous sommes à nouveau seuls. En fin de semaine dernière, c’étaient les CONVIVIALES de Vacqueyras. Pendant trois jours, diverses troupes de théâtre sont venus présenter leur spectacles. Il y en avait pour tous les goûts et pour tous les âges. Nous en avons choisi deux : La luna negra et Les chemises noires. La première était excellente. Un très bon texte et un comédien versatile qui interprétait, de façon très crédible, plusieurs rôles à la fois. Un long monologue à la fois sérieux et humoristique; une excellente mise en scène. Ce soir-là, tonnerre et pluie abondante. Curieusement, alors que le comédien s’adressait à Dieu, un coup de tonnerre a éclaté comme si le ciel lui répondait. Très vif, le comédien a improvisé une réplique (dont je ne me souviens plus) qui intégrait bien le tonnerre à son texte. De même, il y a eu un manque d’électricité : il a poursuivi son texte puis, s’est amusé en intégrant, encore une fois, l’absence d’électricité à son texte. Vraiment une belle performance. Micheline a acheté le texte et compte en parler à André. Par contre, le lendemain, la pièce Les chemises noires nous a fortement déçues. Mise en scène statique. Comédiens peu convaincants. Texte facile.

Malgré la visite, Guy trouve le moyen de travailler beaucoup à sa recherche qui avance à un rythme satisfaisant, selon lui. Comme il se lève toujours très tôt, il a toujours deux heures de travail avant le réveil de la maisonnée. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il prend régulièrement ses marches de 20-30 minutes après chaque repas. Son diabète est sous contrôle grâce à l’absence d’enseignement et à des exercices réguliers. Évidemment, sa marche du soir était beaucoup plus agréable en septembre et octobre alors que le soleil l’accompagnait. Depuis le retour à l’heure normale, il fait noir vers 6 h 00 et c’est beaucoup moins agréable. Très souvent, nos visiteurs l’ont accompagné… et Micheline aussi.

Nous attendons les enfants (Marjo et Étienne, mais non Louis-Philippe, coincé avec deux enfants trop jeunes) et leurs conjoints le 14 décembre. Ils resteront une dizaine de jours. Nous avons bien hâte de les revoir et, surtout, de leur faire découvrir ce coin de pays. Nous prévoyons passer 4 ou 5 jours à Paris au début de janvier avant notre retour, le 15 janvier, en plein hiver canadien (ou québécois, si vous préférez).

Guy a demandé de racheter les 6 crédits d’enseignement qu’il devait donner l’automne prochain (en payant de sa poche le salaire des chargés de cours qui prendront sa place). Le doyen a accepté verbalement de sorte qu’il est fort possible que Guy ne retourne à l’enseignement qu’en janvier 2007. On a connu vie plus misérable.

On prendra des verres à votre santé.

* * *

D’abord Micheline et moi vous souhaitons une Bonne Année et la réalisation de vos rêves les plus fous. Nous, nous avons réalisé un de nos rêves, soit venir vivre en Provence assez longtemps pour partager le quotidien des Provençaux. Quotidien qui prend toutes sortes de formes : les longues attentes au supermarché parce que le monde prend le temps de se parler, de se reconnaître; la France de province qui s’arrête pour dîner pendant deux heures, ce qui permet aux pauvres Canadiens de circuler sur des routes désertées; la poignée de main obligée à chaque fois que l’on voit quelqu’un qui nous a reconnus, etc. On quittera à la mi-janvier après 4 mois de ce quotidien provençal et on regrettera ces vignobles à perte de vue, ces oliviers au tronc noueux, ces arbres fruitiers dont le kaki reste encore en décembre le fier représentant. Car le kaki, le fruit du même nom, se cueille et se mange après le gel de sorte que son arbre perd ses feuilles avant de perdre ses fruits orangés qui ont l’air de boule de Noël.

Nous avons réussi à attirer deux de nos enfants avec leur conjoint en Provence! Vivre avec eux pendant une semaine nous a rappelé les temps, déjà révolus, où ils vivaient encore à la maison. Depuis leur départ du foyer familial, ils ont tissé eux-mêmes leur voie, se distançant de nous sur bien des aspects. Les retrouver pour qu’ils partagent avec nous notre voie, notre façon d’être constituait en quelque sorte un retour aux sources.

Ce fut pour nous l’occasion de mieux connaître leur conjoint, que nous connaissions certes, mais qui n’étaient jamais restés assez longtemps pour nous laisser le temps de les comprendre, de les connaître, de les juger parfois et de les apprécier souvent. Aller si loin pour connaître des gens si près de nous! Et cela pourrait s’appliquer à plusieurs visiteurs avec qui on a partagé la maison depuis septembre.

La jeunesse de ces quatre adultes, leur candeur, ont eu des effets thérapeutiques sur nous. En même temps, nous avons senti le décalage qui se creusait entre eux et nous.

Depuis leur arrivée, le 14 décembre, nous avons roulé à plein régime car nous voulions qu’ils profitent au maximum de leur voyage, qu’ils voient le plus de chose possible. Nous avons fait les trois marchés qu’on a l’habitude de fréquenter : le mardi à Vaison-la-Romaine, le vendredi à Carpentras, le dimanche à l’Isle-sur-la-Sorgue. Ils ont visité aussi le Palais des Papes et le pont d’Avignon et le marché de Noël de cette ville. Au départ, chacun avait ses priorités et nous avons tenté de les respecter en les accommodant. Pour Suzanne, c’était la Cathédrale d’images aux Baux de Provence (une carrière désaffectée dont les murs servent d’écran pour des projections des toiles de Cézanne, ce père de la peinture moderne). Pour Marjolaine, de petits villages qui lui avaient été recommandés par sa réalisatrice et mentor: Oppède-le-Vieux, Bonnieux, Gordes, Roussillon, l’abbaye de Sénanque (cistercienne du XIIe siècle). Comme c’est dans le même coin, on les a tous faits en une journée. Pour Michel, ce fut une dégustation à Châteauneuf-du-Pape. Quant à Étienne, il voulait voir la maison de Johnny Depp et de Vanessa Paradis au Plan-de-la-Tour. On y est bien allés mais on n’a jamais pu savoir exactement où était leur maison. Étienne a donc quantité de photos de maisons qui « pourraient » être celle de Depp et Paradis. Pendant qu’on était dans le sud, on est descendus jusqu’à Cannes et Nice (Étienne s’est baigné dans la Méditerranée : il faisait 17 degrés) puis on est revenus en passant par Saint-Paul-de-Vence. La veille du départ de Michel, ils ont visité Marseille; on s’était donné rendez-vous à un hôtel près de l’aéroport où Michel passait la nuit avant de prendre son vol très tôt le lendemain.

Micheline avait une priorité avec eux : leur montrer l’aven d’Orgnac (dont on a parlé dans le message précédent et qui renferme des stalagmites de 10 mètres de hauteur vieux de 300000 ans) et les ocres du Roussillon. Malheureusement, ces sites avaient fermé le 15 novembre et n’ouvraient à nouveau que pour les vacances de Noël, soit à compter du 23 décembre. Le jour même du départ de Marjolaine, on s’est donc rendus à Orgnac et on est revenus en visitant un village troglodyte à Barry. Le soir, nous sommes tous allés reconduire Marjolaine à la gare TGV d’Avignon : c’était le 23. Le 24, Micheline en a profité pour amener Étienne et Suzanne aux ocres du Roussillon. Le jour de Noël : repas gastronomique avec eux à Châteauneuf-du-Pape et après, nous les avons amenés au même hôtel près de l’aéroport de Marseille afin qu’ils soient sûrs d’arriver à temps pour leur vol, très tôt le 26.

Guy a appris plein de choses en Provence. Imaginez à 53 ans il s’est enfin déniaisé et a demandé à son ami François Ribordy, un Helvète canadianisé, de lui montrer comment ouvrir des huîtres! Eh oui, lui qui les aime tant n’osait pas en acheter des fraîches, étant incapable de les ouvrir. Maintenant c’est fait! Ajoutons qu’à l’arrivée des enfants, il s’est empressé de leur montrer afin qu’ils n’attendent pas à 50 ans pour apprendre. Un vieux réflexe de prof en somme! Et dont pourrez peut-être profiter à votre tour des retombées aussitôt qu’il vous verra!

Autre apprentissage la teneur en alcool des vins. Pour les Châteauneuf-du-Pape, comme pour les magnifiques mais méconnus vins rouges de Beaumes de Venise, la teneur doit être entre 13, 5 et 15%, comme le prescrit le cahier de charge de l’appellation contrôlée. Pourquoi pas plus, lui direz-vous. Et bien parce que, entre autres, les odeurs d’alcool à partir de 15% commencent à être trop forte pour les vins non sucrés et elles tueront en quelque sorte le bouquet du vin.

On passera sous silence les nombreuses bouteilles de Marc qu’il s’est acheté (Étienne lui en a déjà ramené une au Canada et il s’agit d’un Marc hors d’âge de Gigondas!!!) Demandez aux enfants ce qu’ils en pensent. Ces redoutables digestifs heurtent les palais trop sensibles! Imaginez qu’il s’en rapporte quelques bouteilles dont vous ferez peut-être les frais. N’hésitez pas à faire brûler des lampions pour que son bagage s’égare à tout jamais dans un aéroport quelconque!

Sans doute vous vous rappelez de notre huile d’olive maison. Un test comparatif en goûtant l’huile avec du pain blanc (comme les Italiens aiment la consommer) nous a confortés dans notre évaluation de notre huile. En effet, comparée à l’huile de Beaumes de Venise qui gagna la médaille d’or en 2006, notre huile est sortie victorieuse. Ce qu’il y a de triste dans tout cela et que peut-être le prix payé pour une huile, elle ne vaudra jamais celle faite artisanalement. Avis aux intéressés : cessez de payer 20$ le litre d’huile numérotée et avec une date de péremption, elle ne vaut pas la peine car elle ne goûte toujours pas la véritable huile d’olive.

Micheline et Guy avaient la coutume au cours des dernières années de célébrer le Nouvel An avec Guillaume, le fonctionnaire horticole, et André le fabricant de rêves théâtraux. Mais pas cette année. Ils vont beaucoup leur manquer. Et afin d’éviter d’avoir trop le cafard, Micheline et Guy fêteront le Nouvel An à Gigondas, village voisin situé à 3 kilomètres, avec la communauté qui organise un banquet. Grâce au tenancier du bar local, adepte de Brassens et bon vivant, ils pourront se joindre à la communauté à titre d’amis des Gigondassiens. Cela promet.