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La genèse des ACTIVITÉS FORESTIÈRES DANS LE NOUVEL-ONTARIO AU XXe SIÈCLE : LE RÔLE DU MILIEU AGRICOLE ET DES POLITIQUES FORESTIÈRES
Cet ouvrage fut publié, en mai 2009, par la Société historique du Nouvel-Ontario à titre de document no 100. L’ouvrage comprend trois de mes textes déjà publiés, trois textes d’étudiants (deux de Pierre Ouellette et un de Daniel Bouchard), un texte inédit d’une collègue de Hearst, Danielle Coulombe, et une courte présentation.
L’histoire de ce livre commence avec le mémoire de spécialisation de Pierre Ouellette en 1992. Ce projet de recherche est lui-même le prolongement d’un travail de session qu’il fit l’année précédente dans le cadre d’un cours sur l’histoire de l’Ontario. Comme cela se fit souvent au cours de ma carrière, j’ai encouragé cette approche de prolonger l’étude d’un sujet déjà abordé lors d'études antérieures. Ce texte sert donc de point de départ du chapitre six de l’ouvrage. Comme on pourra le voir, il fut considérablement remanié par nous deux. Une tentative infructueuse de faire publier sa recherche sur Reesor Siding à la RHAF à l’automne 1993 l'avait déjà obligé à procéder à un solide remaniement. Par ailleurs, deux ans plus tard, Pierre Ouellette défendait avec succès une thèse de maîtrise qui, elle aussi, ne sera pas publiée, malgré les remarques élogieuses que lui avait adressées l'historien Fernand Ouellet, membre du jury.
Je comptais bien un jour faire connaître cette thèse majeure et ce mémoire essentiel à la mémoire collective franco-ontarienne. Quand la Société historique m’a approché à l’hiver 2008 pour diriger le 100e document de la Société, l’idée de produire cet ouvrage collectif m’est venue. Je demandais à Pierre au printemps 2008 de me faire parvenir son mémoire de bac et sa thèse en format électronique de manière à produire deux chapitres qu’il signerait, soit un tiré de son mémoire de bac et un autre constitué des passages que nous jugions décisifs et que j’extrairais à partir de deux chapitres de la thèse. Cet autre texte qu'il allait revoir ensuite servit de base au chapitre cinq de l’ouvrage.
Fort de ses deux textes et des trois miens, publiés entre 1997 et 2001 sur un sujet connexe (que je présente plus loin), je pouvais compter sur une solide base, d’autant plus que j’avais de manière non officielle supervisé la thèse de doctorat d’un autre ancien étudiant, Daniel Bouchard; et je savais que je pouvais y trouver amplement de matière pour qu’il signe, lui aussi, un chapitre à partir d’extraits de deux chapitres de sa recherche doctorale. C’est au printemps 2008 que je demande à Daniel de me faire parvenir une version électronique de sa thèse de doctorat. Il me fait parvenir en mai 2008 les deux chapitres de sa thèse. Grâce au copier et coller , j'ai aisément reconstitué un texte qui cadrerait parfaitement avec le reste de l'ouvrage.
Lors de mes échanges avec Pierre Ouellette au printemps 2008, il m’informe que sa collègue, Danielle Coulombe serait intéressée à participer au projet de livre et qu’elle souhaiterait soumettre un texte sur les années d’après-guerre et sur le phénomène peu étudié des permis des colons. Son texte fut finalement soumis en septembre 2008 et constitua le chapitre 7 de l’ouvrage.
Quelques mots maintenant sur ma contribution. Un article publié en 1997 dans la revue LABOUR allait servir à composer un premier chapitre («La sous-traitance forestière dans le Nord-Est ontarien, 1900-1930». Un deuxième texte provient de la conférence que j'avais prononcé en 1998 à Sudbury («L’importance du cadre juridique dans les approvisionnements de bois: le bassin de la rivière Sturgeon, 1898-1918». Finalement en 2001, un article publié dans la RHAF sur les activités forestières dans la région de Hanmer allait constituer un troisième texte (voir «Les activités forestières dans deux communautés agricoles du Nouvel-Ontario, 1900-1920».
C’est la lecture éclairante de mon collègue Benoît Grenier, responsable de la Socitété historique du Nouvel-Ontario, du manuscrit à l’automne 2008 qui m’incita à faire paraître mes 3 textes non pas selon leur ordre chronologique de parution, mais en commençant par le texte de la conférence paru en 1999 et qui met l’accent sur la nouvelle politique ontarienne mise en place en 1892 et qui sert de motif pour amorcer cette réflexion. Par ailleurs, compte tenu que le texte de Bouchard portait sur l’ensemble de la région sudburoise, il valait mieux l’insérer comme chapitre 3 afin qu’il précède mon analyse de la région de Hanmer, soit l’article de la RHAF de 2001 et qui constitue le chapitre 4 du présent ouvrage.
Comme pour toutes mes publications, la lecture critique de Micheline Tremblay de même que les efforts de systématisation de la présentation matérielle débouche sur un certain nombre de versions de chaque texte, conservées dans mon fonds d'archives.
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