La genèse du CENTRE DES JEUNES AU CARREFOUR FRANCOPHONE, 1951-1990

Publié en 1992 par la Société historique du Nouvel-Ontario en tant que document no 90, cet ouvrage collectif que je dirige compte sur la participation de 9 étudiants. L’origine de cette publication est une commandite de l’institution qui m’est adressée en 1990 pour célébrer son 40e anniversaire et fait suite à la publication de l’histoire du Théâtre du Nouvel-Ontario peu de temps auparavant. Le projet initial prévoyait une publication aussi prestigieuse que celle du TNO. Pour accélérer le processus, j’avais demandé que l’inventaire de leurs archives soit effectué cette fois avant le début de la session universitaire. Il sera effectué durant l’été 1990 dans le cadre d’un travail estival d’étudiant par Michel Lepage.

Ayant 9 étudiants inscrits dans mon cours HIST 4115, je décidai de les inclure dans le projet en confiant initialement à certains la tâche de rédiger un chapitre de l’histoire du Centre, à d'autres, la sélection et la rédaction des photographies, le soin de présenter l’évolution du budget (après avoir expliqué l’importance de recourir à des dollars constants) et la confection d’un volumineux index des membres et du personnel du Centre pendant ses 40 ans d’existence. Ils remettront leur travail complété en mars 1991 afin que je puisse leur attribuer une note qui compte pour leur travail de session. Le manuscrit sera ensuite envoyé aux membres du Conseil d’administration pour qu’ils puissent commenter le texte, ce qui provoqua une divergence importante sur le plan de la conception de l’histoire.

Incapable de défendre ma conception de l’histoire du Centre, j'ai été contraint de retier le manuscrit; le directeur-général du Centre n’aurait pas approuvé notre récit qui démontrait que les problèmes financiers du Centre n’étaient pas d’origine structurelle, comme l’indique ma lettre envoyée à sa remplaçante, Manon Saint-Denis conservée dans mon fonds d'archives. Cela explique le refus de leur part de publier le manuscrit et me force à trouver un nouvel éditeur, ce qui sera fait en approchant la Société historique du Nouvel-Ontario en août 1992.

Mais il fallait aussi revoir le manuscrit en éliminant les illustrations pour réduire les coûts d’impression. Ce retrait des illustrations me force à revoir la signature des différentes parties du livre puisque ceux chargés de la dimension visuelle de l’ouvrage se trouvaient injustement mis de côté, alors qu'ils avaient pourtant participé à toutes les discussions et décisions des différents chapitres de l'ouvrage.

Malheureusement, les différentes versions des chapitres des étudiants n’ont pas été conservées dans mon fonds d'archives. Comme pour tous les ouvrages similaires que j’ai dirigés, mes interventions dans leur texte en tant que professeur-éditeur, de même que celles de ma conjointe Micheline Tremblay, furent inégales.