La genèse DES HOMMES ET DES CHAMPIGNONS : CONSOMMATION, CROYANCES ET SCIENCES

Publié en 2010 aux éditions Cabédita en Suisse et rédigé en collaboration avec mes collègues Annette et François Ribordy, et Micheline Tremblay, l'ouvrage compte de 8 sections: un avant-propos, une présentation et 6 chapitres. La correspondance avec mes amis François et Annette Ribordy, conservée dans mon fonds d'archives, sera particulièrement utile pour suivre à la trace l’évolution de ce manuscrit.

On peut dire que l’origine de l'ouvrage provient de 3 communications présentées par nous quatre, membres fondateurs de l’Amicale des mycologues de Sudbury, à l’ACFAS-Sudbury entre 2003 et 2005 et publiés dans les Actes de l’ACFAS.

Par la suite, j’ai rédigé une version allongée du chapitre sur le bolet en avril et mai 2005 qui constitua le premier chapitre complet de cet ouvrage encore en devenir et qui servit de déclencheur à cette idée d’un ouvrage d’ethnomycologie, idée dont la paternité doit absolument être attribuée à François.

En 2006, j’ai testé auprès d’un public expert en mycologie notre texte allongée sur le bolet dans le cadre de deux conférences, l'une au Jardin Botanique de Montréal, en mars 2006, et l'autre à la rencontre du lac Bouchette de la North-Eastern Mycological Federation, en septembre 2006. Les succès remportés lors de ces conférences ont raffermi cette idée qu’il existait un public pour ce genre d’ouvrage. Cela dit, la sabbatique de 2006-2007 mit temporairement un frein à ce projet puisque j’ai dû rédiger, pour venir en aide à deux étudiants, un autre ouvrage collectif soit Les Hauts et les bas des mineurs de Kirkland Lake qui fut publié électroniquement en septembre 2007.

L’automne 2007 et l’hiver 2008 furent consacrés à la recherche et la rédaction d’un chapitre clef de cet ouvrage en devenir celui sur l’ergot du seigle dont l’essentiel fut présenté lors d’une autre conférence au Jardin botanique de Montréal en avril 2008 alors qu’il devait initialement être présenté à l’ACFAS-Sudbury au printemps 2008.

L’été et l’automne 2008 servirent à enrichir et élargir les deux canevas de chapitre que représentaient nos conférences de l’ACFAS-Sudbury, soit le texte sur l’amadou qui deviendra le chapitre sur les champignons de la momie des glaces et celui sur l’amanite. Parallèlement Annette et François Ribordy ont travaillé à la rédaction de deux autres chapitres, soit celui sur la révolution psychédélique et un autre plus général qui deviendra le premier chapitre du présent ouvrage.

Avant mon départ pour la Dordogne le 1er mars 2009, l’intérêt qu’eut un éditeur suisse, Éric Caboussat pour notre manuscrit (grâce au travail des Ribordy installés en Suisse depuis fin novembre 2008) m’incita à achever la première mouture complète du texte à la toute fin de février 2009.

C’est en Dordogne, au printemps 2009, que le manuscrit prit sa forme définitive grâce notamment à la lecture serrée qu’en fit Micheline Tremblay. À compter de mai et en juin, au retour à Montréal, un effort particulier fut consacré aux illustrations, aux demandes d’autorisation de reproduire, à la transformation des illustrations existantes en format paysage pour les adopter à un format portrait. Une deuxième version complète avec illustrations imprimées sur du papier haute définition fut envoyée à l’éditeur.En juillet et jusqu’au début d’août, je peaufinais le texte grâce notamment à une nouvelle lecture critique de Micheline et grâce à la lecture de certains ouvrages achetés en France et d’autres commandés aux États-Unis. À la suite de quoi une 3e version fut envoyée à l’éditeur.

La recherche de subvention afin de défrayer les coûts élevés du papier et les illustrations en couleur connut un succès mitigé en septembre. En effet, la demande de subvention auprès de la Loterie Romande en Suisse fut un échec, de même que celle adressée à la commune de Vollèges. Heureusement, la demande effectuée dans le cadre du programme de subvention FRUL pour retraités de la Laurentienne permit de décrocher 5000$. Après quelques hésitations de la part de l’éditeur, celui-ci donnait le feu vert pour la publication de l’ouvrage en novembre. Il fallut près de 3 mois pour faire virer à l’éditeur la subvention, en raison de maladresses et d’incuries administratives. Finalement le 2 février 2010, l’éditeur nous confirmait la réception des sous, soit quelques jours après nous avoir transmis en format PDF une copie de la page-couverture de l’ouvrage (composée à partir de la superbe photographie de Jean Després). À la mi-février, comme convenu j’achetais 50 exemplaires de l’ouvrage pour venir en aide au financement de l’ouvrage.