La genèse des RÉCOLTES DES FORÊTS PUBLIQUES AU QUÉBEC ET EN ONTARIO, 1840-1900

Ouvrage publié en 1999 à McGill-Queen’s University Press, il est avant tout l’aboutissement de plusieurs années d’effort afin de le faire paraître. Dès le début des années 1990, ce projet de ce livre voit le jour en s’appuyant sur deux articles tirées de ma thèse de doctorat publiés dans la RHAF en 1998 et 1989.

S’ajoutent aussi trois textes nouveaux dont deux sont parus en 1990 dans la Revue du Nouvel-Ontario (voir la section les articles et chapitres d'ouvrage). Le dernier de ces 3 textes (et futur chapitre 4) a été rédigé en 1990 à la suite d’une conférence à la Société historique du Canada à Victoria. De ces 5 textes, celui traitant de Radforth servira à bonifier la problématique, les autres se retrouveront dans la version finale du livre, sauf celui de la RHAF de 1989.

J’élabore alors un projet de livre dès cette année-là qui, outre ces 5 textes, s’appuie sur du matériel non publié de la thèse (une partie du chapitre 1er et les futurs chapitre 2 et 3). Ce projet de livre de 1990 trouve des traces dans mes archives, comme en fait foi un premier plan général de l’ouvrage. Une autre publication inédite, publiée en 1993 dans la RHAF allait m’amener à revoir ce plan à l’automne 1992.

Je reviendrai cependant au plan initial de 1990, lequel exigeait toujours la rédaction d’un nouveau chapitre (le futur chapitre 7 de la version finale) et une révision de la problématique. La complétion de ce manuscrit sera proposé comme projet de recherche de sabbatique de 1993-1994 alors que nous séjournons toute l'année en Aveyron afin que ma conjointe Micheline Tremblay complète sa thèse de doctorat à l'uiversité Paul-Valéry de Montpellier.

Au fil des ans, plusieurs tentatives de faire publier l’ouvrage ont échoué en raison notamment du territoire géographique retenu, soit à la fois le Québec et l’Ontario, ce qui est plutôt inhabituel en histoire d’ici. En effet, pour les historiens du Québec, la belle province constitue un territoire explicatif complet. Pour les anglophones de l’Ontario, un ouvrage en français n’intéresse guère faute de lecteurs. Avec du recul, il faut admettre que sa dimension beaucoup trop statistique et sa problématique marxisante ont sans doute rebuté bien des lecteurs et évaluateurs.

La version électronique du manuscrit qui fait suite à la sabbatique a été conservée. Cette version avait été peaufinée en France notamment grâce aux commentaires que m’a soumis Pierre Ouellette. Parallèlement, je contacte donc deux maisons d’éditions universitaires, les Presses de l’Université d’Ottawa et Boréal afin de sonder leur intérêt pour mon manuscrit. Sans succès, je tente la même approche aux éditions du Septentrion et contacte une demi-douzaine d’autres maisons d’éditions en leur soumettant le plan de l’ouvrage et un texte de présentation.

C’est Gaston Deschênes de Septentrion qui me propose de trouver du financement auprès du programme d’aide aux éditions savantes (PAES) en 1996 afin de trouver du financement qui rendrait mon projet du livre plus attrayant. Finalement en avril 1997, on me fait parvenir deux évaluations anonymes fort positives, conservées dans mon fonds d'archives. Cela me permet de décrocher en mai 1997 une subvention de plus de 6000$ qui permet d'ouvrir quelques portes.

C’est auprès de la maison d’éditions l’Harmattan qu'une première approche est tentée. Mais comme l’éditeur est français et non canadien, il ne pouvait pas toucher la subvention de sorte que le projet tombe à l’eau. C’est à la suggestion de José Igartua de l’UQAM en juillet 1997 avec qui j’ai pris contact en 1996 pour l’inviter à donner une conférence pour l’automne 1997 que je propose mon manuscrit à Bryan Young de l’Université McGill et responsable d’une collection à McGill-Queen’s University Press. Après avoir relu le manuscrit, Brian accepte le manuscrit et me recommande de ramener en conclusion la dernière partie du chapitre 1er, ce qui sera fait.

La prochaine étape sera celle de la révision linguistique du manuscrit qui aura lieu au printemps 1998, étape que je trouverai très satisfaisante en raison de la grande qualité de la réviseure Hélène Paré. Parallèlement, l’éditeur m’informe qu’il a besoin d’un financement supplémentaire pour finaliser la publication. Aussi vais-je faire une demande de subvention FRUL en avril 1998 en réclamant 3000$ pour venir en aide à cette publication. Comme à cette époque, nous sommes peu nombreux dans les sciences sociales à publier dans cette maison d’édition universitaire reconnue et que cela renforcerait notre dossier pour le programme de maîtrise, on m’accordera la somme demandée. En septembre 1998, je relis les épreuves pour y débusquer les dernières coquilles. Et le livre paraît finalement le printemps 1999.