La genèse de L'HISTOIRE DES MINEURS DU NORD ONTARIEN ET QUÉBÉCOIS, 1886-1945

Le travail d’édition de mon ouvrage sur les mineurs de 1998 allait tellement me décevoir lors de la parution du livre (en raison notamment d’une faute à mon nom sur la page de couverture!!) qu'il fallait reprendre ces textes mal mis en valeur dans une autre édition. En effet, dès octobre 1998 je demandais au responsable de la Série monographique de reprendre mes droits afin de reproduire ces textes ailleurs, ce qui se fera trois ans plus tard.

Pas étonnant alors que mon principal projet de congé sabbatique en 2000-2001 soit justement cette idée de retravailler le manuscrit en y ajoutant quelques chapitres inédits et notamment un article publié en 1999 dans la revue Labour sur la grève de la Noranda. Après avoir longuement développé le manuscrit pendant la sabbatique, une demande officielle est faite à l'éditeur de la Série monographique en novembre 2001 afin de reproduire ces textes ailleurs.

Après avoir terminé une première version complète du manuscrit, un contact est établi avec Denis Vaugeois, responsable des éditions du Septentrion et à qui le manuscrit est envoyé le 11 octobre 2001. Avouons que le fait de l'avoir rencontré, grâce à Yvon Gauthier, lors d'un souper à Montréal a sans aucun doute facilité la démarche. Se disant intéressé par le manuscrit, il m’incite à faire une demande auprès du Programme d’aide aux éditions savantes, qui sera faite en décembre de la même année. À l’automne 2002, les commentaires des évaluateurs sont positifs et constructifs. L’obtention de cette subvention me permet de lui soumettre à nouveau le manuscrit en janvier 2003.

À la fin de l’été, on m’envoie le livre avec une reproduction très insatisfaisante de la cinquantaine de graphiques de l’ouvrage. Opposé à sa vente, je demande une révision des trames des graphiques. Après discussion avec Septentrion, on convient d'une nouvelle impression du livre avec des graphiques refaits. La belle critique du Devoir qui paraîtra plus tard à l’automne me fera vite oublier notre mésentente.