La genèse de LA MOBILITÉ DES OUVRIERS-MINEURS DU NORD ONTARIEN ET QUÉBÉCOIS, 1900-1930

Cet ouvrage, qui comprend des textes de deux étudiants, Karey Reilly et Alain Daoust et deux textes inédits, confirme un changement décisif dans mes activités de recherche principales qui laisse au second plan l’histoire forestière.

Les recherches poursuivies à la maîtrise par Karey Reilly (1995-1996), celles menées par Alain Daoust dans son mémoire de 1996, deux conférences que j’ai données en 1996 et 1997 (elles-mêmes nourries par une recherche personnelle sur les mineurs de la Noranda et par le mémoire de Manon Rousseau de 1996) allaient fournir le matériel pour cet autre ouvrage. Conservé dans mon fonds d'archives, le plan de l’ouvrage présenté en mars 1997 au responsable de la collection «Série monographique», permet de bien comprendre l’origine de ce second ouvrage en histoire minière.

Le livre reprend ainsi deux conférences de 1996 et 1997 à la Mining History Association développées sous forme d’article. Un de ces articles avait même été soumis sans succès à la Canadian Historical Review en 1996.

À partir de sa thèse, Karey proposa, de son côté, un texte synthèse qu’elle rédigea à l’été 1997, texte qui fut ensuite remanié notamment par ma conjointe Micheline Tremblay. Quant à la contribution d’Alain Daoust, elle exigeait un travail moins important puisque son chapitre reprend l’essentiel de son mémoire soutenu en 1996. La difficulté principale de ce dernier texte fut de rendre les schémas qui synthétisaient les parcours des travailleurs au fil de leurs embauches. Notons que ce texte comme celui de Karey furent conservés dans l’ouvrage de 2003. On pourra comparer les deux versions de Karey, celle de 1994 avec cette version finale de 2003 pour mesurer les changements apportés.

De mon côté, c’est au mois d’août 1996 que je rencontrais le chef du personnel de la Noranda Mines à Noranda, par l’intermédiaire de ma collègue Lucia Ferreti alors à l’UQAT afin d'obtenir un accès aux fiches du personnel de l'entreprise. Ayant ensuite recueilli une première banque de fiches du personnel en septembre (les travailleurs ayant la lettre B comme première lettre du nom de famille et les lettres A et K seront par la suite dépouillées), je pouvais déjà compter sur du matériel pour rédiger un article comparatif avec les travailleurs de l’INCO grâce à la banque de données de Paul de la Riva.