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La genèse des OUVRIERS-MINEURS DE LA RÉGION DE SUDBURY, 1886-1930
C’est sans nul doute la thèse de maîtrise de Paul de la Riva et le mémoire de baccalauréat (spécialisation) de Karey Reilly, supervisés à distance lors de ma sabbatique de 1993-1994 en France, qui sont à l’origine de cette publication de l’automne 1995 par la Revue du Nouvel-Ontario. Comme pour une autre sabbatique survenue plus tard, il n’était pas prévu au départ que ce congé serve d’incubateur de recherches minières. Il faut préciser que l’intérêt pour les mines est antérieur à ce congé sabbatique, puisque cela fait déjà depuis le début des années 1990 que Paul de la Riva travaille sur son dossier de thèse des Canadiens-Français et des mines, sans compter le mémoire de baccalauréat de Paulette Gosselin, terminé en avril 1991 et qui devenait le premier travail universitaire complété que je supervisais en cette matière. Pas étonnant que des textes de Paulette, de Karey et de Paul de la Riva fassent partie de ce numéro.
À l’origine, l’ouvrage sur les ouvriers-mineurs de Sudbury est soumis à la Société historique du Nouvel-Ontario et aux éditions Prise de parole. Mais les retards dans la livrasion de la Revue du Nouvel-Ontario et le fait que ce soit un ami, Yvon Gauthier, qui assume dorénavant les destinées de la revue, allaientt m’inciter, en mars 1995, à retirer le manuscrit de Prise de parole au grand dam de sa directrice, pour le proposer comme numéro spécial de la Revue qui pouvait ainsi se rattraper dans ses numéros publiés.
La dédicace de ce numéro mérite quelques explications. Dès l’hiver 1995, je mets de l’avant le projet de rendre hommage aux mineurs décédés de la région de Sudbury depuis les origines de la ville en cherchant à impliquer le recteur après avoir tenté de proposer le projet au Mining Heritage Committee of Sudbury. J’estimais, un peu naïvement, que rendre publique et accessible la liste des quelques 800 mineurs morts au travail était une belle façon de le faire. Déjà j’avais inséré dans l’article de Paulette Gosselin (retranscrit à partir de la version originale de son mémoire), des descriptions d’accidents mortels telles que publiées dans le Rapport annuel du bureau des mines de l’Ontario. Mais il fallait faire davantage. Le peu d’empressement à accueillir ma proposition par le responsable du Comité et par le recteur (jugeant sans doute ma proposition d’inscrire tous ces noms sur un monument trop lugubre!) m’incita à leur dédicacer ce livre en nommant un à un tous ceux morts entre 1886 et 1930, période historique couverte par le livre.
Pour finir, disons que l’article de Paul et moi a entièrement été rédigé en 1994 à partir des données de sa thèse de maîtrise. Il sera, en outre, repris avec une nouvelle présentation visuelle dans le livre publié à Septentrion en 2003.
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