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J’ai pris un certain temps à vous donner des nouvelles. Parti de Montréal avec une bonne grippe d’homme, je me suis battu contre elle au point où j’ai dû aller voir un médecin dans le village voisin afin d’obtenir les remèdes nécessaires. Soit-dit en passant c’est très facile en France de voir un médecin sans rendez-vous, ils font tous du bureau et le coût des prescriptions reste très faible comme celui de la consultation (23 Euros, d’ailleurs remboursable par le régime public). Découvrir une région c’est aussi vivre les mêmes souffrances que celles de ses habitants !! et c’est exactement ce que je fis en attendant dans cette salle d’attente où on toussait beaucoup et où les gens, surtout de mon âge, étaient venus généralement en couple.
Comme il se doit, je fais comme les Français et j’achète mon vin de tous les jours dans les coopératives agricoles où on trouve le vin dans ce qu’on appellerait chez nous des celliers et dans ce que, eux appellent, des Bibs (pour Bag in the Box). Le prix pour le 5 litres est autour de 8 à 10 Euros selon la qualité recherchée! Je n’ai pas encore trouvé mon vin blanc de tous les jours, car ils ne sont pas assez secs et corsés. Un vieux monsieur à qui je faisais la conversation hier (lors des mes marches habituelles) me disait d’essayer le vin blanc de Limoux, village situé à 80 kilomètres d’ici. J’essaierai sans doute. . Demain, c’est le départ pour Barcelone où nous avons réservé une chambre dans une chaîne d’hôtels que l’on aime bien et que fréquentent surtout les Français ordinaires, soit ceux en déplacement pour le travail, la chaîne Étap. Je vous la recommande. Allez voir leur prix sur Internet et vous verrez qu’il est possible de louer des chambres parfaitement tenues pour pas cher (en autant que vous ayez une voiture car ces hôtels se situent toujours en banlieue où le coût des terrains sont minimes). On a nous prévenu de laisser la voiture à l’hôtel et de prendre les transports en commun pour visiter la ville. Micheline s’est remise à l’espagnol pour son plaisir. Elle réapprend cette langue qu’elle connaissait bien il y a plus de 30 ans. Moi, je me contenterai de mon anglais! On verra bien.
Arrivés en Espagne par la côte méditerranéenne, (histoire d’apprivoiser Collioure en passant), nous nous sommes dirigés vers Barcelone par la route nationale, celle qu’empruntent les routiers sans doute en raison du coût élevé de l’autoroute. C’était la première fois que je mettais les pieds en Espagne et ce qui frappé le plus, ce sont ces jeunes filles seules assises sur une chaise, le long de la route qui offre leurs charmes aux messieurs. Qu’offrent-elles exactement ? Une pipe ? Car il n’y a derrière elles ni maison, ni lieu habitable pour faire la chose. Peut-être que je manque d’imagination… À moins qu’elles utilisent les couchettes des routiers de passage. Elles sont toutes assez jeunes et, ma fois, plutôt jolies. Est-ce un effet du taux de chômage espagnol à 25% ou est-ce une pratique séculaire ? On demandera, dimanche prochain, à Michel et Guénola, des amis qui vivent en Normandie (mais dont le frère de Michel habite Madrid) et qui viennent passer quelques jours en pays minervois. À l’hôtel, à 17h00, on est arrivés fourbus par cette longue route, notamment en raison du 50 kilomètres de route côtière avec ces sempiternels virages. Comme mon diabète exigeait sa pitance, ce fut le McDonald sis juste à côté. On a commandé le McIbérica, moi avec une salade et Micheline avec une frite. Il faut voir le hamburger, sur du vrai pain, avec du vrai fromage et une tranche de jambon, genre Bayonne ! J’en reprendrais n’importe quand ! Quant à la salade, elle est offerte avec deux sachets, un de vinaigre de Xérès et l’autre avec une huile d’olive – espagnole bien sûr ! Comme m’expliquait Micheline, en Espagne, le client fait lui-même son mélange d’huile et de vinaigre et j’avoue que cela m’a permis de mettre plus de vinaigre, moi qui ai été habitué si longtemps à boire ma piquette-maison !
J’ai peine à imaginer une seule œuvre architecturale aussi décapante en terre canadienne-française que ce soit dans une des ses trois capitales culturelles, soit Québec, Montréal ou Ottawa [eh oui Ottawa, a été pendant un siècle, en raison de sa fonction publique, une des trois capitales culturelles du Canada français]. Une œuvre littéraire aussi banale que «Les demi-civilisés» de Jean-Charles Harvey au milieu des années 1930, (ouvrage pourtant mis à l’index), l’unanime réprobation du «Refus global» de Borduas à la fin des années 1940 me laissent croire que ce n’est pas chez-nous que nous aurions pu, à cette époque, être aussi audacieux dans nos formes d’art.
Dernier élément sur ce musée : la visite de l’intérieur d’une tour de défense du système que les Romains avaient mis en place pour défendre la ville. Il faut le voir pour le croire : les Romains utilisaient tout ce qui leur tombait sur la main pour épaissir et consolider les murs : des restes de colonnes de temple, des pierres tombales, des morceaux de statues. Pour des raisons d’État sans doute, on pouvait réquisitionner n’importe quel matériel et rebut sans être inquiétés. La solidité des murs en cette aire antérieure à la poudre à canon n’exigeait pas d’homogénéité des composantes. Impressions normandes Ils sont partis et j’ai le cœur gros. Michel et Guénola, deux amis normands arrivés dimanche soir, sont repartis vers le Nord vendredi matin. On s’était vus à quelques reprises lors d’un souper chez eux et dans nos gîtes bourguignon et normand. Autrement dit on se connaissait à peine. Mais cette fois, on s’est parlé et apprivoisé pendant plus de 4 jours du matin au soir, partageant des choses intimes, riant de nos expressions langagières. Le défi était de taille : nous universitaires, eux artisans-tapissiers tenant leur boutique à Avranches, près du Mont Saint-Michel.
Je m’étais trouvé un peu trop touriste nord-américain en cueillant dès l’arrivée, des bouquets de thym et de romarin afin d’améliorer notre sort culinaire et faire plus «indigène». Mais quelle ne fut pas ma surprise quand Michel et Guénola se sont mis à la recherche de plants de thym et romarin afin… de les planter dans leur jardin normand. J’ai cru comprendre que ceux achetés chez les pépiniéristes français sont stériles alors que ceux récoltés en nature pourront se propager une fois dans leur jardin. Au sujet de la sauge, je croyais en avoir cueilli, mais je m’étais trompé. Ils ont vite fait de l’identifier pour moi, tout comme le laurier comestible qui finit de sécher dans ma cuisine et que Jean-Claude m’avait pourtant appris à reconnaître lors d’un séjour précédent. Le Sud de la France c’est aussi cette nature aromatique, culinaire mais aussi à forte dimension historique comme le montrent les prochains propos. On part tantôt pour Toulouse y passer une nuit et visiter la ville. Toulouse et pays de «cocagne» Malgré les réserves de Micheline qui ne s’attendait pas à grand-chose de cette ville, le séjour (du samedi midi au dimanche midi) fut en fait extraordinaire. Non seulement une superbe température comme celle que vous avez connue, nous y attendait, mais une ville pleine de jeunesse, de couleur s’offrait à nous. Comme Rennes, Toulouse est une ville universitaire qui se dope de son contingent de jeunes (voyez le jeu de mots !) et cela transparaît partout.
Ayant décidé d’y coucher une nuit –dans un hôtel Étap bien sûr, soit celui du centre-ville à 47 Euros –, nous avons pu non seulement prendre enfin !!! un bain (je déteste, moi qui suis né à une autre époque, les douches qui se retrouvent presque tout le temps dans les gîtes), mais nous avons pu faire une autre visite le dimanche matin avant notre départ. Ce fut le Musée Saint-Raymond consacré à l’histoire romaine de Toulouse. Il faut savoir que les Romains, à chaque changement de règne, fabriquaient en série des portraits, soit des bustes voire seulement la tête du nouvel élu. Par la suite, on décapitait les statues du précédent empereur pour fixer en lieu et place la gueule du nouvel empereur. À elle seule, la tête distinguait et représentait ainsi les diverses personnalités. Il était grand ou petit, grassouillet ou squelettique, cela n’avait donc aucune importance pour la représentation du pouvoir. Revenons maintenant au Musée. Ayant retrouvé les têtes des différents empereurs et impératrices on en a fait une allée qui formait une jolie image dans cette étage vitrée du Musée. Sans doute allons-nous revenir à Toulouse tellement ce fut agréable. Au retour ce fut la visite du musée consacré au pastel, dans une région appelé pays de cocagne. Pour comprendre l’expression, nous nous devions d’aller y faire un tour, d’autant plus qu’en cette période de l’année il n’est ouvert que le dimanche après-midi. Dès l’arrivée, on avait toisé le guide et propriétaire du château Magrin où se situe le musée : un être chiant comme ce n’est pas possible qui a fabriqué avec des spécimens, des photos, un peu de texte et des illustrations un musée-maison qui ne valait pas les 8 euros déboursés pour chacun de nous. Mais on s’est couchés pas mal moins bête le soir en apprenant que le pastel est une plante dont on retire chaque feuille qui, après plusieurs mois et traitements, est concentrée dans des boules de la grosseur d’une balle de baseball, boules appelées «cocagne». Ces récoltes ont fait la fortune des propriétaires et marchands de Toulouse (d’où l’origine de l’expression «pays de Cocagne»), en raison du monopole qu’ils ont su imposer sur le commerce de cette matière végétale nécessaire pour teindre et peindre dans un bleu indélébile vêtements, maisons, charrettes, navires etc. Face à la menace nouvelle de l’indigo découvert en Amérique, cette autre plante (beaucoup plus concentrée et plus simple à utiliser) fut longtemps bannie en France et quiconque s’est servait était passible de la peine de mort. Ça ne date pas d’hier, l’intervention de l’État au profit d’une minorité ! Le pays landais Nous voilà de retour au gîte après un séjour de 4 jours en pays landais où nous avons résidé chez des amis, Renée et Laurent. Pour situer les Landes, disons que c’est à mi-chemin entre Biarritz et Bordeaux près du golfe de Gascogne dans une zone forestière et plane. Jadis terres marécageuses, les Landes sous l’impulsion de Napoléon III ont été asséchées, au XIXe siècle, par la plantation à grande échelle de pins. Autrefois, les Landais étaient de simples bergers qui se déplaçaient en échasses car avant d’être des jouets pour les amuseurs que sont les Guy Laliberté de ce monde, les échasses ont été, dans ces terres trop mouillées, des objets de première utilité pour l’homme. Aujourd’hui l’image est folklorique. La nappe phréatique est à peine à 1 mètre mais les routes sont droites sur des kilomètres où il est difficile de rouler seulement à 95 kilomètres/heure.
Ayant demandé à voir la côte atlantique que je connaissais seulement depuis le bassin d’Arcachon ou à Biarritz, nos hôtes nous ont conduit à Mimizan. Quelle ne fut pas ma surprise d’y voir une belle papetière comme celle de chez nous, nous du Nord. Une papetière détenue par des Français qui s’appelle néanmoins The Gascogne Paper, avec ses odeurs trifluviennes qui m’ont rappelé de beaux souvenirs. Quant à la plage située 5 kilomètres plus loin, elle est sablonneuse comme celle de Normandie. Les vagues sont puissantes dans ce golfe de Gascogne et les amateurs de surf y fleurissent comme les bouquets de thym qui balisent les routes minervoises. Inutile de dire que mon plaisir à découvrir une usine semblable aux nôtres a eu l’heur d’étonner nos hôtes qui la voient comme une plaie vive dans un décor bucolique. Retour en arrière : lors du départ de François et Annette, vendredi dernier, nous nous sommes arrêtés à l’abbaye de Fontfroide, située tout près de Narbonne. Le guide, cette fois fut excellent et nous a bien montré les étapes de l’évolution de l’abbaye depuis presque 900 ans. Étapes qui ont laissé des traces dans les bâtiments comme ces logements de nobles qui administraient l’abbaye à compter du XV et XVIe siècles. Le style renaissance des fenêtres ajoutées à l’étage voisinent, au rez-de-chaussée, des fenêtres gothiques. Dans la chapelle, un style roman en transition vers le gothique (on n’est pas passé du roman au gothique instantanément à minuit!) Le côté hétéroclite de l’ensemble montre de belle manière comment les monuments quels qu’ils soient ont tous connu des dérives, des ajouts que le recul du temps perçoivent comme des fautes, des écarts qu’il faut éradiquer.
Joyeuses Pâques maudits chanceux qui avez le luxe de pouvoir chômer 4 jours de suite!!! À propos de Carcassonne
Stationnés dans la bastide dont nous ignorions jusqu’alors l’existence, c’est une ville pleine de vie, de monde ordinaire que nous découvrons. Il faut dire que c’est jour de marché à la place Carnot Pour ainsi dire aucun touriste car ils sont tous occupés à visiter l’autre Carcassonne qui en ce samedi saint, soit une longue fin de semaine de congé, est devenue espagnole tellement ils y sont nombreux à avoir fait le trajet. Pour ainsi dire aucun Asiatique et peu d’Allemands, que des Catalans ou des Espagnols visitant en famille et dont les enfants ont acheté ces épées de plastique et autres bébelles que les commerçants sans imagination vendent partout. Comme on le découvrira plus tard, les véritables artistes et artisans ont, en fait, élu domicile à Cordes-sur-Ciel que nous visitons le lundi de Pâques. .
De jolies boutiques sans bébelles émaillent les rues. Micheline s’y ait acheté une bague d’un joaillier artisan fort sympathique qui nous confia même sa boutique, le temps qu’il se rende chez lui pour chercher un peu de monnaie. Rien à voir ici avec le rapport purement marchand qui sévit à Carcassonne ! Là-bas des valeurs d’échange y dominent tandis qu’ici ce sont des valeurs d’usage qui y fleurissent comme ces glycines mauves qui parfument présentement l’ambiance un peu partout. . Ayant passé 4 heures à déambuler dans Cordes, nous sommes ensuite dirigés vers Albi, où le musée Toulouse- Lautrec et Sainte-Cécile nous attendaient. .
L’Arriège Peu importe si la météo annoncée risque d’être fâchée, la décision est prise de voir de plus près les Pyrénées en nous rendant en Arriège, département fétiche souvent évoqué dans les médias sans que nous ayons en tête une seule image de son paysage. Deux lieux voisins sont au programme de ce jeudi 12 avril. Douze avril qui, dans mon ancienne vie de professeur à la Laurentienne, me rappelle le matin le plus tardif d’une traversée de mon lac Ramsay encore suffisamment gelé. Le parc de la préhistoire de Tarascon-sur-Arriège et la grotte ornée de Niaux nous ramèneront, on l’espère, dans les temps des hommes du néolithique, il y a 15000 ans. . Après deux heures de route, nous arrivons au Parc pour l’ouverture de 10h00. Trois ateliers pratiques en plein air nous attirent, d’autant plus qu’il ne pleut pas encore : ceux sur la chasse, la taille du silex et la fabrication du feu. Micheline a sa caméra et je me promets bien, cette fois, de ne pas effacer les précieuses images qu’elle va emmagasiner (j’ai effacé par mégarde les films tournés à Carcassonne, Albi et Cordes). L’atelier de la chasse a pour but d’expliquer le rôle essentiel de l’invention du propulseur, cette pièce de bois d’une cinquantaine de centimètres utilisée par tous les peuples préhistoriques afin de multiplier la puissance de la lancée d’une sagaie, car elle rallonge la portée du bras. J’avais lu que cela multipliait par trois la distance et la force du jet. Pour abattre une bête, cela facilitait le travail en permettant d’atteindre des cibles beaucoup plus loin ou encore des cibles proches mais demeurées invulnérables en raison de la faible pénétration de la sagaie. J’étais sceptique, comment cette simple pièce pouvait s’avérer aussi efficace. La guide fait la démonstration en lançant vers des cibles une sagaie sans et avec le propulseur. Je suis stupéfait : la distance parcourue est en effet 3 fois supérieure. J’essaie à mon tour et sans aucune pratique j’arrive aisément à multiplier par deux la distance des sagaies lancées. J’imagine sans peine le premier homme qui a fait cette découverte et qui a fait la même démonstration devant nos lointains et stupéfiés ancêtres! .
Ayant réfléchi sur la fabrication du feu à partir de l’amadou (Des champignons et des hommes), et croyant connaître la démarche, j’ai bien apprécié l'expérimentation. Puisque Micheline a tourné intégralement la scène, vous pourrez dès maintenant vous régaler avec son film appelé LA FABRICATION DU FEU. Pour faire une histoire courte, nos ancêtres avaient découvert, à force de frapper les pierres de leur environnement, que la marcassite, (une sorte de pyrite de fer qui contient beaucoup de soufre), produisait lors de sa percussion avec une pierre plus dure comme le silex, des étincelles chaudes et longuement incandescentes grâce aux particules de soufre dégagées. À l’aide d’un champignon dont on extrayait une partie appelée l’amadou, on préparait un matériau favorable à la réception des précieuses étincelles produites, ce qui, si tout se déroulait bien, permettait de produire une petite braise. J’avais vu des images, mais jamais de démonstration. Ce que je n’avais pas compris est que certes l’amadou pouvait être préparé avec du salpêtre (ingrédient naturel entrant dans la fabrication de la poudre à canon), mais plus simplement encore en grattant la marcassite de manière à déposer sur l’amadou une fine poudre que la moindre étincelle n’aurait aucune difficulté à consumer, en raison des particules de soufre, gratté. Soufre que l’on retrouve dans nos bonnes vieilles allumettes. Selon lui, les marcassites trouvées dans les grottes lors des fouilles comportaient distinctement deux types de marque, soit des traces de grattage mais aussi des impacts de percussion. Ayant acheté à la boutique du Parc un ensemble complet pour refaire l’expérience, je compte bien vous en faire la démonstration un de ces jours. .
Déjà la dernière semaine et l’heure du bilan approche, bien qu’il nous reste encore quelques belles visites à faire : Toulouse où nous serons à compter de jeudi et le musée de l’Inquisition de Carcassonne. La constante lors de ce séjour aura été les rencontres avec des amis transatlantiques. En effet, aucun membre de la famille ni de nos amis nord-américains ne sont venus vous voir cette fois-ci (à l’exception de François et d’Annette qui sont à cheval entre l’Europe et l’Amérique). Quel sens faut-il à ces amitiés nord-américaines? Quel horizon d’attente et d’espérance faut-il leur accorder? Micheline aura 65 ans cet automne et ces longs séjours à l’étranger la fatiguent en raison des kilomètres avalés de sorte qu’un jour prochain, on se contentera de croisières fluviales (sur le Danube et sur le Rhin ) et sans doute de croisières méditerranéennes. Comme nous achevons ces séjours −bien que le printemps prochain on rêve à s’installer en Touraine−, il faudra bien un jour cesser de se voir. La santé de Claudine, Guénola et de Renée, les 3 compagnes de ces amis européens, réduisent considérablement les possibilités qu’ils viennent à leur tour nous voir. En revanche, la technologie SKYPE et autres innovations permettront peut-être de réduire les distances et nourrir les relations. Par ailleurs, l’absence d’amis et de membres de la famille et le sentiment de ce grand vide ressenti après chacun de leur départ ont peut-être magnifié l’intensité des échanges survenus lors de leur séjour avec nous. Vivre trois ou quatre jours, 24 heures par jour, avec des gens multiplient les échanges et les chances de trouver d’autres terrains d’entente. S’agit-il d’amitiés qui ont de l’avenir? Je ne sais pas. Mais le temps le dira.
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